Attaque contre l’homéopathie: Appel relayé par le journal: le figaro, à interdire l’homéopathie

 

 

Voici le contenu de l’article paru dans le Figaro le 19/03/18. Ce texte est tellement exemplaire que je vous le retranscris in extenso. Vous y trouverez tout ce qui caractérise une partie de ceux qui croient détenir la vérité absolue et surtout, se sentent investis d’une mission épuratrice: Arrogance, insulte, mépris, mensonge, autoritarisme, etc…Ce ne serait pas si grave si ceci n’était le symptôme d’une attaque, plus globale, initiée depuis déjà un certain temps au plan national , mais aussi européen, par des lobbys autrement plus puissants que ces croisés d’une science aveugle. Il y a quelques mois, un texte tout aussi magnifique d’un journaliste du Washington Post disait à peu près ceci: » Nous avons interdit à nos médecins de prescrire de l’homéopathie, nous avons expliqué par toutes les voies possibles que cette pseudo-médecine n’était que superstition et inefficacité. Malgré cela de plus en plus de patients font appel à l’homéopathie! Il est donc grand temps aujourd’hui de faire interdire la production et la distribution de médicaments homéopathiques sur notre sol !! »

Rompez!!

Voici le texte paru dans le Figaro annoté de quelques remarques personnelles en violet:

 

Le serment d’Hippocrate est l’un des plus anciens engagements éthiques connus. Il exige du médecin d’offrir les meilleurs soins possibles et de la façon la plus honnête.

Ces deux exigences lui imposent de chercher sans cesse à améliorer ses connaissances, et d’informer ceux qui font appel à ses soins sur ce qu’il peut raisonnablement proposer, ainsi que sur ce qui est inutile ou contre-indiqué.

Il est facile et valorisant d’afficher son savoir. Il est bien plus difficile d’expliquer et d’accepter ses limites. La tentation peut alors être grande de pratiquer des soins sans aucun fondement scientifique.
Cette tentation a toujours existé. Elle a été, et est toujours, nourrie par des charlatans (quelques centaines de milliers de médecins, vétérinaires et maintenant agronomes dans le monde) en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l’efficacité illusoire.

L’obligation d’honnêteté est inscrite dans les Codes de déontologie des professions médicales et le Code de la Santé Publique (article 39 du code de déontologie, article R.4127-39 du code de la Santé Publique) :

  • Ils interdisent le charlatanisme et la tromperie, imposent de ne prescrire et distribuer que des traitements éprouvés. Ils proscrivent aussi l’usage de remèdes secrets ou ne mentionnant pas clairement les substances qu’ils contiennent.
  • Le Conseil de l’Ordre des Médecins est chargé de veiller à ce que ses membres n’utilisent pas leur titre pour promouvoir des pratiques dont la science n’a jamais pu prouver l’utilité, voire qui présentent une certaine dangerosité. Il doit veiller à ce que les médecins ne deviennent pas les représentants de commerce d’industries peu scrupuleuses. Il doit sanctionner ceux ayant perdu de vue l’éthique de leur exercice.

 

Pourtant en 2018, l’Ordre des Médecins tolère des pratiques en désaccord avec son propre code de déontologie et les pouvoirs publics organisent voire participent au financement de certaines de ces pratiques.

Face à des pratiques de plus en plus nombreuses et ésotériques, et à la défiance grandissante du public vis-à-vis de la médecine scientifique, nous nous devions de réagir avec force et vigueur.

L’homéopathie, comme les autres pratiques qualifiées de « médecines alternatives », n’est en rien scientifique. Ces pratiques sont basées sur des croyances promettant une guérison miraculeuse et sans risques. En septembre 2017, le Conseil scientifique des Académies des Sciences Européennes a publié un rapport confirmant l’absence de preuves de l’efficacité de l’homéopathie. Dans la plupart des pays développés (ils parlent là d’états américains et canadiens), les médecins se voient interdire de prescrire des produits homéopathiques. (Il est intéressant de se représenter une carte des pays où l’homéopathie risque l’interdiction, et des pays où au contraire elle se développe: Inde, Afrique, Amérique du Sud…et d’en tirer quelques conclusions d’ordre économiques)

Les thérapies dites « alternatives » sont inefficaces au-delà de l’effet placebo, et n’en sont pas moins dangereuses.

  • Dangereuses, car elles soignent l’inutile en surmédicalisant la population et en donnant l’illusion que toute situation peut se régler avec un « traitement».
  • Dangereuses, car elles alimentent et s’appuient sur une défiance de fond vis-à-vis de la médecine conventionnelle comme le montrent les polémiques injustifiées sur les vaccins.(Et hop, on mélange les débats…)
  • Dangereuses enfin, car leur usage retarde des diagnostics et des traitements nécessaires avec parfois des conséquences dramatiques, notamment dans la prise en charge de pathologies lourdes comme les cancers.(Cancer, le mot qu’il faut utiliser à tout prix dans ce type de texte. Le film du Dr Suerinck dont je vous ai mis la bande annonce sur le site montre la coopération d’un oncologue et d’un homéopathe…)

Ces pratiques sont également coûteuses pour les finances publiques.

  • Des formations sont assurées dans des structures recevant de l’argent public. Des consultations sont ouvertes dans des hôpitaux, aux dépens d’autres services (ah bon!!!On aimerait savoir où? ça nous intéresse!). Certains de ces traitements sont pris en charge par l’assurance maladie largement déficitaire.
  • Ainsi, les produits homéopathiques peuvent être remboursés à 30 % (et jusqu’à 90 % en Alsace-Moselle) avec un statut dérogatoire les dispensant de prouver leur efficacité. ( L’homéopathie, comme responsable du trou de la sécurité sociale, il fallait y penser!)
  • Ceci finance une industrie prospère dont les représentants n’hésitent pas à insulter gravement ceux qui les critiquent (« Il y a un Ku Klux Klan contre l’homéopathie » accusait le président du leader mondial du secteur, Christian Boiron, dans le journal Le Progrès du 15 juillet 2016) ou à balayer d’un revers de main les exigences de preuves scientifiques.

De ces pratiques qui ne sont ni scientifiques, ni éthiques, mais bien irrationnelles et dangereuses, nous souhaitons nous désolidariser totalement.

Nous demandons instamment au Conseil de l’Ordre des Médecins et aux pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour :

  • Ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir.
  • Ne plus reconnaître d’une quelconque manière les diplômes d’homéopathie, de mésothérapie ou d’acupuncture comme des diplômes ou qualifications médicales.
  • Ne plus faire produire en Faculté de Médecine ou dans les établissements de formation de santé, des diplômes appuyés sur des pratiques dont l’efficacité n’aura pas été scientifiquement démontrée.
  • Ne plus rembourser par les cotisations sociales les soins, médicaments ou traitements issus de disciplines refusant leur évaluation scientifique rigoureuse.
  • Encourager les démarches d’information sur la nature des thérapies alternatives, leurs effets délétères, et leur efficacité réelle.
  • Exiger de l’ensemble des soignants qu’ils respectent la déontologie de leur profession, en refusant de donner des traitements inutiles ou inefficaces, en proposant des soins en accord avec les recommandations des sociétés savantes et les données les plus récentes de la science, en faisant preuve de pédagogie et d’honnêteté envers leurs patients et en proposant une écoute bienveillante.

 

Voilà, voilà! Pour ceux qui désirent réagir à ce texte, je précise qu’ils peuvent le signer sur le site internet, avec un pseudo, et en indiquant la profession que vous désirez sans preuve aucune. Il y a même un petit malin de nos amis qui a réussi en signant du nom de Docteur Borné Kisétou, profession: grand marabout, et c’est passé!! Comme quoi, nous sommes devant une démarche d’une « rigueur toute scientifique… »

Sinon, je vous joins la réaction de l’association Pure Santé ci-dessous.

Vous pouvez également partager ce petit texte sans modération…

Menace sur l’homéopathie : maintenant, ils mordent !

Chère lectrice, cher lecteur,
>
> Notre pétition pour la sauvegarde de l’homéopathie a pris une ampleur nationale !!!
>
> Nous avons atteint les 200 000 signatures de soutien alors que cette thérapie douce, qui se fonde sur plusieurs siècles d’expériences et de succès, est aujourd’hui dans le viseur des autorités de santé, qui veulent la dérembourser [1].
>
> C’est du JAMAIS VU !
>
> Bien sûr, je voulais dire un GRAND MERCI à ceux qui ont signé la pétition. Ceux qui ne l’ont pas encore fait peuvent ajouter leur nom ici.
>
> Mais si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous dire que les chiens de garde du médicalement correct n’ont pas du tout aimé notre initiative.
>
> Alors qu’ils pensaient réussir leur coup dans la plus grande discrétion, et obtenir tranquillement, entre eux, le déremboursement de l’homéopathie, notre pétition les a forcés à se réveiller.
>
> Et maintenant, ils mordent !
>
> 124 médecins et professionnels de santé ont ainsi publié lundi 19 mars dans le quotidien Le Figaro une tribune d’une violence inégalée contre l’homéopathie et la liberté thérapeutique [2].
>
> Aucune preuve, aucun argument, uniquement des attaques en règle.
>
> « L’homéopathie, écrivent-ils, n’est en rien scientifique. Elle est basée sur des croyances promettant une guérison miraculeuse et sans risque ».
>
> Les 20 millions de Français qui l’utilisent avec succès dans leur pratique de soin, contre l’asthme, l’eczéma, une angine, un rhume, des règles douloureuses, mais aussi pour lutter contre des maladies beaucoup plus graves ou handicapantes comme le stress chronique, l’anxiété, les troubles du sommeil ou certains états dépressifs sévères, sont donc tous des imbéciles
>
> Et ils sont priés de revoir leurs « croyances ».
>
> D’autant que nos cerbères l’affirment : l’homéopathie est « dangereuse et coûteuse pour les finances publiques ».
>
> Là non plus ils n’apportent aucune preuve de ce qu’ils disent.
>
> Et on leur signalera au passage que l’étude EPI a montré au contraire qu’un patient qui consulte un médecin homéopathe coûte…35 % de moins à l’assurance maladie (consultation et prescription comprises).
>

Le visage d’Hippocrate en 2018

Mais tout ceci ne compte pas à leurs yeux.
>
> Ce sont eux et eux seuls, les 124 signataires de l’appel contre l’homéopathie, qui détiennent la vérité [3].
>
> Et voici ce qu’ils exigent :
>

  • La non-reconnaissance des diplômes d’homéopathie ;
    >
    >
  • Le dé-remboursement de l’homéopathie ;
    >
    >
  • L’interdiction faire aux médecins qui pratiquent l’homéopathie de faire état de leur titre !!
    >
    >

Voilà donc l’esprit d’Hippocrate [4] version 2018 en France :
>
>

> Et pourquoi pas directement la prison ferme ou un camp de rééducation pour tout médecin qui oserait conseiller l’homéopathie ?
>
> Ou plus simple, une humiliation publique en pleine rue, avec l’obligation de se promener avec un panneau autour du cou « Je suis homéopathe ; j’ai trahi mon serment de médecin » ?
>
> Mais trêve de plaisanterie.
>
> Maintenant, mesdames et messieurs les Chiens de Garde du médicalement correct, j’ai envie de vous dire :
>
>

ÇA SUFFIT !

VOUS NE NOUS FAITES PAS PEUR !

> Malgré vos injonctions, malgré vos menaces, malgré vos mensonges, nous entendons rester libres de nos choix thérapeutiques.
>
> Libre de discuter avec notre médecin des options qui sont les bonnes pour nous.
>
> Patients, malades ou en bonne santé, nous sommes les capitaines de nos vies et non pas des pantins livrés à vos certitudes, dont on voit jour après jour, scandale sanitaire après scandale sanitaire, où elles conduisent.
>
> Contrairement à des dizaines de médicaments qui ont passé haut la main les tests de la pharmacologie moderne et se sont révélés des tueurs de masse, Nux Vomica n’a jamais tué personne !
>
> Est-ce si gênant ?
>
> Pour finir, c’est à vous, chers lecteurs de PureSanté que je m’adresse.
>
> Je dois avouer qu’en lançant cette grande pétition de soutien à l’homéopathie, je m’attendais bien sûr à rencontrer une certaine opposition. Mais je l’espérais constructive, nourrie de dialogue et d’une argumentation déployée dans le seul intérêt des patients.
>
> Ce n’est pas le cas. Les thérapies alternatives comme l’homéopathie gênent trop d’intérêts. On voit que la décision a été prise de les éradiquer.
> C’est pourquoi je vous le redis : il faut montrer notre détermination ABSOLUE à défendre notre liberté thérapeutique.
> Nous avons recueilli 200 000 signatures.
> C’est le premier pas d’une course qui sera longue. 500 000. Un million…Plus ? Il faut l’espérer.
> Alors signez vite notre grande pétition de soutien à l’homéopathie et transférez cet appel à vos proches.

Cliquez ici pour signer la pétition