Formations à venir

prochaines dates: -les 21 et 23 février: initiation à la chambre d’agriculture de Privas avec Agribio Ardèche

-les 27 et 28 février: initiation à Lempdes (puy de dôme) avec le civam Auvergne

– les 23 et 24 mars: inititation en Saône et Loire à Cluny avec la chambre d’agriculture (F. Lardet)

-les 30 et 31 mars: perfectionnement (2ème niveau) à Cluny

– les 6 et 7 avril: perfectionnement avec Agribio Ardèche

– les 26 et 27 avril: inititation à Gap avec ADFPA ( M. Pereira)

 

Le Livre

Préface de Jean-Marie Pelt

J’ utilise l’homéopathie dans ma pratique quotidienne depuis plus de vingt ans, tant sur les gros animaux (ruminants, chevaux) que sur les petits (chiens, chats).
La pratique de l’homéopathie en élevage nécessite une qualité d’observation, voire d’empathie, importantes de la part des éleveurs, d’où l’intérêt des formations organisées pour former les éleveurs à cette observation.
Ce travail sur le terrain permet de disposer de nombreux cas cliniques. Ces cas posent des questions sur l’efficacité parfois spectaculaire de l’homéopathie et permettent d’illustrer certaines réflexions sur l’intelligence animale, leur comportement et notre relation aux animaux domestiques.
Le travail sur la matière médicale est plus un travail de recherche. Pour chacun d’entre nous, il doit permettre de construire une image dynamique et cohérente d’un remède. L’étude des souches et la comparaison avec les symptômes des pathogénésies est, dans ce but, une source de découvertes étonnantes et d’émerveillement perpétuel.
Enfin, la mise en relation de ce travail sur les remèdes et de cas cliniques résolus offre un nouvel éclairage pour la compréhension du comportement animal.
C’est ce travail que vous découvrirez dans ce livre.

http://www.editions-narayana.fr/Homeopathie-et-animaux-Patrice-Rouchosse-Dr-Veterinaire/b20259

Formations à venir

*les 12 et 19 Janvier au Puy en Velay (43), initiation

contact: Marlène Gautier, HAUTE-LOIRE BIOLOGIQUE :04 71 02 07 18/ 07 83 70 68 18

*les 24 et 25 janvier à Gap (05), stage perfectionnement

contact: ADAFPA 05, Michaël Pereira : 04.92.52.15.15

*les 26 et 27 janvier à GAP (05), initiation

contact: Chambre d’Agriculture de Hautes-Alpes, Patrick Quinquet: 04 92 52 84 72

Congrès d’Aix-les-bains 03/12/2016

I. HOMEOPATHE VETERINAIRE ?

La réalité est parfois loin du mythe. L’évolution de l’élevage moderne rend l’observation de l’animal, et de son individualité parfois , difficile.

Les animaux ne parlant pas, nous avons , comme les pédiatres un intermédiaire avec le malade. Et nous devons utiliser tous nos sens pour l’observation.

Les outils homéopathiques sont « humains » : Nous savons que pour soigner nos animaux avec l’homéopathie, nous utilisons des « outils » : répertoires, matières médicales, qui ont été construits à partir d’expérimentations menées par des humains. Les symptômes rapportés par ces hommes et femmes sont retransmis avec leurs mots, leurs souffrances, leurs émotions, etc… L’utilisation de cette « matière expérimentale » pose donc un double problème de taille : d’une part, le risque évident de l’interprétation, l’anthropomorphisme appliqué comme une règle, et d’autre part son corollaire : l’acceptation de l’idée que les animaux auraient des émotions, des sentiments. Ces animaux auraient des stratégies de réussite, de combat. Ils auraient des peurs ? Ils souffriraient ? En somme il existerait une forme d’intelligence animale ?

D’abord un peu d’histoire :

René Descartes (1596-1650), philosophe français, considéré même comme le fondateur de la philosophie moderne : « Je pense donc je suis », c’est lui. Mais c’est aussi, et c’est en cela qu’il nous intéresse, « l’inventeur » de la théorie mécaniste : « l’animal-machine » : Les animaux ne ressentent rien. Ils sont comme des robots qui ne fonctionnent que selon le mode action-réaction. Descartes est également à l’origine d’une vision de la nature qu’il exprimait ainsi : « Nous rendre comme maître et possesseur de la nature ». L’homme doit dominer la nature, c’est sa place et son rôle d’asservir et d’utiliser les animaux à son service.

Pour Descartes et ses successeurs, la pensée ne peut se construire sans langage. La structuration d’un raisonnement nécessite la construction par les mots. Et, de fait, il est très difficile de conceptualiser une pensée sans langage verbal. Et le langage animal est resté très longtemps inaccessible à l’homme, hermétique.

S’il n’y a pas de pensée sans langage. Sans langage compréhensible, il ne pouvait y avoir de pensée !

Le problème est que la théorie mécaniste a abouti à plus de 3 siècles d’une vision fausse de l’animal. Descartes assimile l’absence de parole à l’absence de sensations ou de sentiments. Le problème n’est pas que Descartes au XVIIème siècle considère, comme en miroir à son fameux « je pense donc je suis » : je ne parle pas, donc je ne pense pas, donc je ne suis pas dans le monde. Le problème est qu’aujourd’hui, la pensée cartésienne est perduré dans ce domaine jusqu’au XXème siècle.

Siècle du développement de l’industrie, le XXème siècle ne pouvait voir ralentir son explosion productive par des considérations romantiques consistant à voir dans les animaux des êtres sensibles dont on devrait tenir compte. Au sortir de la guerre, il fallait reconstruire, produire, nourrir. La pensée industrielle envahit le monde agricole. Nous demandons à nos agriculteurs de nourrir le pays. « L’animal-objet » a remplacé « l’animal-machine ». Et cette conception « d’animal-objet » permet l’industrialisation du vivant, à travers ce que l’on appellera l’élevage industriel. Construction nominale qui devrait nous paraître antinomique en elle-même et qui pourtant correspond à une réalité. Et cette réalité permet de produire des protéines animales à bas coût et de diminuer le prix du « panier de la ménagère ». Choix philosophique et choix de société sont indissociables.

Alors qu’en est-il de l’intelligence animale ? Nous n’avons pas le temps d’aborder ce sujet ici, mais les recherches sur le comportement et l’intelligence animale de ces 50 dernières années ont mise en évidence de capacités bien supérieures à celles qu’imaginait Descartes:La communication animale ne passe pas par un langage verbale bien sûr , mais par des postures, des mimiques, des déplacements : une « anatomie sociale », mais aussi des sons, des infra-sons (chez les éléphants), et surtout ce qui nous a longtemps échappé : des phéromones. Ces substances chimiques , émises par un individu, seront reçues par un second, déclenchant chez lui un ensemble de réactions spécifiques. L’une de ces phéromones les plus importantes est l’apaisine : secrétée par la femelle allaitant pour apaiser le nouveau né, mais aussi par le « dominant » pour apaiser le groupe. L’apaisine est composée à 80% d’acide oléique, celui que l’on retrouve dans l’huile d’olive. Cette communication phéromonale est passée au second plan chez nous autres, êtres supérieurs au cortex cérébral si développé. On peut parfois le regretter, et se demander si c’est par hasard que les anciens avaient fait du brin d’olivier : le symbole de la paix.

Ces phéromones ont un rôle primordiale notamment dans les relations hiérarchiques.

Mais il serait faux et injuste de limiter les relations animales aux relations de dominance à dominé. On connaît aujourd’hui nombre d’expériences mettant en évidence des relations d’affections parfois très impressionnantes , et aussi de coopération , voire de stratégie entre animaux.

La vraie révolution dans l’histoire de l’observation animale a consisté à sortir du laboratoire : Dans les années 1950, une équipe de primatologues japonais sont ainsi allés observer d’aussi près que possible des singes. Silencieusement sans interférer, ils les ont identifiés individuellement et les ont suivis sur de longues périodes. Ils ont ainsi découvert l’importance des liens de parenté chez les singes. Ils ont observé un macaque apprenant à plonger des patates douces dans une rivière pour les nettoyer, puis ont relevé comment ce comportement appris se répandait au sein du groupe. Ils sont même allés jusqu’à donner à ce phénomène le nom de « préculture ».

La voie vers une « observation vivante » du vivant était ouverte.

Lorenz allait observer ses oies, Von Frisch découvrir la danse des abeilles, Tinbergen , génial inventeur, allait développer des leurres pour observer la vie sociale des oiseaux. Et tous les trois allaient recevoir le prix Nobel de Physiologie ou Médecine pour leurs travaux.

De l’animal-objet à l’animal-sujet

Aujourd’hui, l’étude du comportement animal et se faisant de l’intelligence animale a pris une dimension nouvelle depuis que les chercheurs dans ce domaine ont cessé de s’interdire l’affectivité dans leur regard. Ces chercheurs , en identifiant individuellement les animaux, en ont fait enfin des sujets. Ils ont vu en identifiant des individus que leur comportement pouvait influencer le groupe. Ils ont découvert l’existence d’une subjectivité et d’une individualité animale. Les travaux de Jane Goodall sur les grands singes ont bouleversé le grand public et modifier définitivement notre regard sur eux.

Certains comme Frans de Waal, le célèbre primatologue, vont même plus loin en acceptant l’anthropomorphisme non plus comme un danger dans l’observation mais comme nécessaire : « La proximité des animaux donne envie de les comprendre, pas seulement en partie, mais en totalité. Elle nous amène à nous demander ce qui se passe dans leur tête, tout en réalisant bien que la réponse ne peut être qu’approximative. Pour cela, nous utilisons tous les outils à disposition, y compris l’extrapolation à partir du comportement humain. L’anthropomorphisme est donc non seulement inévitable, il représente un outil puissant. »

Je suis intimement convaincu que la prochaine étape décisive après la sortie des laboratoires, sera pour les « savants » de faire tomber un autre mur, celui qui les sépare des hommes qui vivent avec les animaux. Écouter nos éleveurs parler de leurs animaux domestiques, parler de leurs bêtes ouvrira un champ d’étude inexploré à ces chercheurs qui trouveront à leurs portes, dans leurs campagnes, les réponses qu’ils vont chercher parfois très loin.

Notre rôle est d’aider les éleveurs à « redécouvrir  » l’empathie qu’ils ont pour leurs animaux.

II- CAS CLINIQUES

A-Une mammite sur une vache :

Le cas de cette vache est à ce titre intéressant : je soigne depuis 2 jours, chez M. C., une vache Montbeliarde pour une mammite colibacillaire. Ces mammites, nommées parfois mammites paralysantes, sont en effet très graves. La toxine secrétée par ce colibacille, « bloque » le calcium sanguin, provoquant ainsi une hypocalcémie avec les conséquences inhérentes : hypothermie, faiblesse, anorexie, paralysie. La vache restant couchée, l’issue peut être fatale.

Son état ne fait qu’empirer malgré l’antibiothérapie mise en place (ampicilline + colistine), l’injection d’anti-inflammatoire (finadyne N.D), la calcithérapie (perfusion de Calcium) et une solution de sérum physiologique (Na Cl) en perfusion permanente.

Aujourd’hui, la vache est couchée, elle essaie de se lever mais n’en a pas la force et retombe. Elle se déshydrate très vite malgré la perfusion. Il faut dire qu’elle refuse de boire depuis 2 jours. La mammite concerne les deux quartiers arrières et le lait est transformé en eau sale.

Je demande à l’éleveur s’il a noté d’autres choses. C’est sa femme qui me répond : « Je crois qu’elle veut qu’on reste avec elle ». C’est-à-dire : « Elle gémit comme pour nous demander de rester. »

Le lait transformé en eau, la faiblesse paralytique, l’absence de soif, la déshydratation, ces symptômes sont intéressants mais ils sont assez communs dans ce type de situation.

En revanche, c’est ce que dit l’épouse de l’éleveur qui va me permettre de choisir le bon remède : le désir de compagnie et les gémissements pendant la fièvre.

L’ensemble me fait donc choisir bien-sûr Pulsatilla. Il sera donné en 9 ch toutes les trois heures par l’éleveur. Le lendemain, la vache se relevait et commençait à manger, mais plus étonnant encore, 2 jours plus tard le lait était redevenu normal.

Il est certain que sans la qualité d’observation de cette femme (il faut toujours demander aux femmes leur avis, elles hésitent moins à livrer leur sentiment), sans cette capacité à ressentir le besoin de compagnie de cette vache à ce moment, et cette simplicité pour l’exprimer, je n’aurais pas su choisir le remède.

Alors oui cette vache ressentait le besoin d’une présence auprès d’elle, oui elle l’exprimait par ses gémissements, et cette femme a su entendre ce désir de lien.

Pour travailler avec les animaux, nous devons laisser résonner en nous, ce type de sentiment, ces impressions, sans barrière psychologique.

Raisonnons moins, résonnons mieux !

B- Milk , chien amoureux

La capacité que nous aurons à entrer en empathie avec un animal peut être la source de rencontre riche en émotions. J’ai rencontré ainsi une jeune femme qui venait de loin pour essayer l’homéopathie pour son chien, Milk. Il souffrait d’un lupus érythémateux disséminé, une maladie auto-immune, dont le traitement à base de cortisone ne la satisfaisait pas.

Elle n’avait aucune expérience de l’homéopathie et ne savait pas trop comment me parler de son chien. Je lui demande donc de me raconter comment s’est passée leur rencontre.

Elle : « Hé bien, je suis allée le chercher chez le vendeur.

Moi : Et ?

Elle : Je suis repartie, c’était à Grenoble – en ville.

Moi : Et ?

Elle : Et j’ai marché dans Grenoble.

Moi : Et puis ?

Elle (rire) : Ah je me suis arrêtée acheter un pain au chocolat.

Moi : Ah et vous avez fait quoi du chien ?

Elle : Ben je lui ai dit de m’attendre !

Moi : Vous l’avez attaché dehors ?

Elle : Mais non, je n’avais pas de laisse !

Moi : Comment ça ?

Elle (de plus en plus surprise de mon incompréhension) : Je lui ai dit, tu restes là, tu m’attends.

Moi (incrédule) : Et il l’a fait ?

Elle : Ben évidemment.

Moi : Il avait 2 mois, pas de collier, ni laisse, il s’est assis devant la boulangerie et vous a attendu, c’est bien ça ?

Elle : Ben oui. »

C’était le premier chien de cette jeune femme. Pour elle, rien dans ce qu’elle venait de me raconter n’était digne d’intérêt.

S’en est suivie une conversation au cours de laquelle elle s’est rendu compte que l’attachement de Milk à sa personne était tout simplement extraordinaire.

Une demi-heure plus tard, elle m’expliquait en larmes, que si elle lui demandait de sauter du haut d’une falaise (elle faisait de grandes randonnées avec lui en montagne), si elle lui demandait de sauter, il le ferait immédiatement. Cela ne faisait aucun doute.

En répertoriant quelques symptômes physiques : elle avait notamment remarqué que ses douleurs semblaient siéger en des endroits très précis, mais qui changeaient. Il avait également l’intérieur des coussinets comme brûlés par les éruptions.

Un remède que je ne connaissais pas à attiré mon attention, j’ouvre alors le répertoire des thèmes et de matière médicale de Guy Loutan1, et je lis : « Toute parole ou principe devient règle avec laquelle il veut prouver son amour. »

Je referme le livre et je le prescris sans plus réfléchir . Heureusement d’ailleurs, car pour avoir étudié le remède plus tard, je ne suis pas sûr que je l’aurais prescrit sinon, car il est essentiellement décrit comme utile dans les problèmes gynécologiques…

Le résultat fut excellent, les anticorps anti-nucléaires qui signent la maladie sur le plan sanguin sont devenus indétectables au bout de quelques semaines. La propriétaire renouvelait la prescription quand elle devait s’absenter et laisser son chien à ses parents, ayant compris qu’il faisait une nouvelle poussée quand elle le laissait.

Avant de vous donner le nom de ce remède voici le cas d’un taurillon de 17 mois traité avec

ce dernier. Il grandit mais ne grossit pas.

« Il est efflanqué, maigrichon , mou

C’est un dominant : il donne des coups de cornes aux autres s’ils approchent

Souvent en érection: dés qu’il voit les vaches. Il gueule, quand on lui met la nourriture,

Il est en érection et ne laisse personne s’approcher

Il est parfois essoufflé, respire fort

Il ne veut plus passer au cornadis: il n’a pas pu se faire battre par les autres, c’est

impossible, mais depuis il est faible. Il s’approche, tout mou, mais ne passe pas la tête

Parfois un peu de diarrhée

Il est faible depuis qu’il est séparé des vaches

Depuis le sevrage ?

Non, il était sevré depuis 3 mois, on les a déplacé, il a vu passé les vaches, il voulait

Les rejoindre pour les « saillir », il a gueulé pendant 3 jours et depuis c’est fini !

Il s’affaiblit !! »

Refoulement du désir sexuel, aggravation par l’excitation sexuelle, amaigrissement,

autoritarisme : Le taurillon a reçu LiliumT. 30ch , une fois.

Trois semaines plus tard , l’éleveur passe au cabinet vétérinaire et me dit : « Il a redémarré,

il a pris 80 kg , il remange bien et vient au cornadis. Je comprends pas , vous lui donné 3

granules de rien du tout à une bête pareille, et ça marche ! C’est quand même bizarre ce

truc ! »

Le Lys tigré (Lilium tigrinum) est une fleur ornementale. Cultivée pour séduire donc.

Dans le « langage des fleurs » , le lys symbolise la pureté des sentiments . Selon la mythologie,

« la vision de la blancheur du lys mit Aphrodite dans un tel état de jalousie, elle qui était

née de la blancheur de l’écume de mer , que par dépit, elle plaça au centre de la fleur un

énorme pistil ». A cela, Wood ajoute : « Le pur amour spirituel est terni , pour ainsi dire par

les tâches foncées sur ses pétales ». En effet, le lys tigré lui n’est pas blanc , il est orangé.

Tous les symptômes de la pathogénésie de lilium tigrinum tournent autour d’un conflit entre idéaux spirituels , voire religieux, et sexualité. Plein d’obsession sexuelle, l’homme ou la femme, s’échappe dans une activité frénétique, sans d’autre but que d’échapper à ses obsessions, pleine de précipitation, comme par devoir. S’occuper pour refouler son désir sexuel est un symptôme clé de Lilium T.

Représentons nous la fleur : un vase formé par les pétales d’où s’élèvent les étamines (la partie mâle de la fleur), et s’élevant au-dessus encore : le pistil (la partie femelle). Le pollen (les gamètes mâles) ne peut donc féconder le pistil d’une même fleur. Ce « mécanisme » empêche l’autofécondation et favorise donc le brassage génétique, la diversité, gage de succès dans l’évolution.

Imaginons un peu une image à la Woody Allen : tous ces « spermatozoïdes végétaux » (les botanistes excuseront l’expression…) prêts à bondir sur le pistil géant sans jamais pouvoir l’atteindre !

Si ce n’est pas une situation de frustration sexuelle ça ?

Alors Lilium refoule , hé oui, et sublime la relation dans une adoration quasi spirituelle.

Et la frénésie d’occupation me direz-vous, elle est où dans ta fleur ?

C’est là que cela devient drôle:le lys a pour particularité de produire des bulbilles que l’on trouve le long des tiges. Ces bulbilles, comme les bulbes qui se divisent, replantés feront de nouvelles fleurs. Le lys produit sans se reproduire.

J’ai demandé à un ami jardinier professionnel, comment on multipliait les lys, il m’a confirmé que la multiplication des bulbilles était beaucoup plus rapide et efficace. Les graines (issues de la reproduction sexuée) ne sont utilisées que pour produire de nouvelles variétés.

Si nous revenons à notre chien, Milk : on peut dire qu’il vivait un véritable conflit intérieur : une maladie auto-immune au cours de laquelle l’individu fabrique des anticorps contre ses propres cellules en est un symbole fort. Il adorait sa maîtresse et ne pouvait faire autrement que sublimer son amour par son comportement. La phrase du répertoire de Guy Loutand prend alors tout son sens : « Toute parole, ou principe devient règle avec laquelle il veut prouver son amour ».

CONCLUSION :

La relation que l’éleveur ou les éleveurs entretiennent avec un troupeau n’est pas neutre. Elle est empreinte, ou imprégnée, du vécu de l’éleveur, et du vécu de la relation de l’éleveur avec son environnement.

Observer nos animaux, les observer vraiment en essayant de les comprendre nécessite de faire tomber un certain nombre de nos barrières psychologiques. Accepter l’idée que des animaux puissent apprendre, ressentir des émotions, des sentiments fut long et laborieux. Sans doute d’abord parce qu’on ne voit que ce que l’on conçoit. Si des intelligences supérieures comme Descartes ou d’autres scientifiques actuels n’ont pas vu ce qui apparaît évident à quiconque accepte l’idée que son chien l’aime, c’est sans doute parce qu’ils avaient besoin de concevoir cette idée qu’un chien puisse aimer, pour la voir.

La raison l’emportant sur l’intuition. La raison, cette arme si puissante pour construire, analyser, produire devient handicap pour voir, sentir, aimer.

Cette opposition raisonnement/résonance n’ait pas qu’un simple jeu de mot. Elle résume, je crois, assez bien la difficulté à affronter pour aller plus loin dans le ressenti avec nos animaux.

Cette opposition, d’un côté l’intelligence rationnelle, de l’autre l’intelligence qu’on pourrait appeler « résonante » renvoie, je crois, au vieux débat nature/culture. Nous avons besoin d’accepter notre état de nature, notre état d’animal, pour entrer en communication réelle, en résonance avec les animaux. Or, ce débat a consisté à nous extraire en permanence de l’état animal. Il se résume en fait souvent à un conflit nature contre culture. Les philosophes ont cherché à définir l’homme par rapport à l’animal et surtout contre l’animal.A rechercher le propre de l’homme dans la culture et les propositions furent nombreuses : Production des moyens d’existence pour Marx, l’outil , le rire pour Rabelais. Toutes ces définitions sont tombées les unes après les autres au cours du temps et des découvertes comportementales.

Jusqu’à Derrida , qui a , je crois , clôt le débat :

«  Il ne s’agit pas seulement de demander si on a le droit de refuser tel ou tel pouvoir à l’animal (parole, raison, expérience de la mort, deuil, culture, institutions, technique, vêtement, mensonge, feinte de la feinte, effacement de la trace, don, rire, pleurs, respect, etc…) la liste est nécessairement indéfinie, et la plus puissante tradition philosophique dans laquelle nous vivons a refusé tout cela à «  l’animal  », il s’agit aussi de se demander si ce qui s’appelle l’homme a le droit d’attribuer en toute rigueur à l’homme, de s’attribuer, donc, ce qu’il refuse à l’animal et s’il en a jamais le concept pur, rigoureux, indivisible en tant que tel.  »

L’animal que donc je suis, page 185. J. Derrida

Enfin, la découverte récente des neurones miroirs est intéressante à évoquer.

Des chercheurs en neurosciences ont découvert, dans une zone située dans le lobe préfrontal du cerveau, un réseau complexe permettant de se représenter les actions d’un autre.

Plus exactement, ils ont découvert que quand un individu regarde un autre individu faisant une action, par exemple « manger », une zone correspondant à cette action était stimulée dans le cerveau de l’observateur. Comme si lui-même mangeait. Ils ont donc appelé ces neurones : les neurones miroirs et considèrent cette zone comme la région neuronale de l’empathie. Celle qui permet de se mettre à la place de l’autre. Il existe une zone de l’empathie de l’action, indispensable dans l’apprentissage notamment chez l’enfant. Nous apprenons par mimétisme, en observant puis en imitant.

Et il existe une zone de l’empathie de la sensation. Celle qui permet de ressentir la souffrance de l’autre. Certains en font le siège neuronal de ce que l’on appelle la morale (!).

Il est important de noter que ces neurones miroirs ont d’abord été découverts… chez des animaux ! Des macaques.

Le siège neuronal de l’empathie découvert chez des animaux.

Alors, il serait un juste retour des choses de laisser nos propres neurones miroirs « résonner » quand nous observons nos animaux.

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CONGRES DE L’ECH à Vienne: conférence

ECH NOVEMBER 2016

Empathy , as a tool in homeopathy


  1. VETERINARY HOMEOPATHY?

    Reality is sometimes far from myth. The evolution of modern farming makes observation of the animal, and its individualization sometimes difficult.
    The animals do not speak, we, as pediatricians, are an intermediary with the patient. And we must use all our senses for observation.

Homeopathic tools are « human »: We know that to treat our animals with homeopathy, we use « tools » : repertory book, medica materia, which were built from experiments conducted by humans. The symptoms reported by these men and women are transmitted with their words, their suffering, their emotions, etc … The use of this « experimental field » poses a major dual problem: firstly, the obvious risk of interpretation, anthropomorphism applied as a rule, and also its corollary: the acceptance of the idea that animals have emotions and feelings. These animals have success strategies, fighting strategies. Do they have fears? Do they suffer? In short would there be a form of animal intelligence?

First a little history:

René Descartes (1596-1650), a French philosopher, considered as the founder of modern philosophy, « I think therefore I am », is from him. But he is also, and this is why he interests us, the « inventor » of the mechanical theory, « the animal-machine »: The animals do not feel anything. They are like robots who only work according to the action-reaction mode. Descartes is also behind a vision of nature he stated: « We make as master and owner of nature ». The man must dominate nature , it is his place and role to enslave and to use animals for his service.

For Descartes and his successors, thought can not be built without language. The structuring of reasoning requires construction with words. And indeed, it is very difficult to conceptualize a thought without verbal language. And animal language remained for a very long time inaccessible to man, closed in.

If there is no thought without language, without understandable language, there could not have been any thought !

The problem is that the mechanistic theory has led to more than 3 centuries of a false vision of the animal. Descartes links the lack of speech to the absence of sensations or feelings. The problem is not that Descartes in the seventeenth century considered as mirrored in his famous « I think therefore I am »: I do not speak, so I do not think, therefore I don’t exist in the world. The problem is that today, Cartesian thought has lasted in this area until the twentieth century.


As a century of industrial development , the twentieth century could not see its productivist explosion being slowed down by romantic considerations viewing animals as sensitive beings which should be taken into account. At the end of the war, we had to rebuild, produce, feed. The industrial thought invades the agricultural world. We ask our farmers to feed the country. « The animal-object » has replaced « animal-machine. » And this conception of « object-animal » allows the industrialization of living, through so-called industrial farming. This denomination could seem paradoxal in itself and yet correspond to reality. And this reality can produce low-cost animal protein and decrease the price of the « shopping basket ». philosophical choice and choice of society are inseparable.

So what about animal intelligence? We have no time to discuss it here, but research on animal  behavior and  intelligence of the past 50 years have demonstrated much higher capacities than those imagined by Descartes: Animal communication does not use a verbal language , but  postures, facial expressions, movements: a "social anatomy", but also sounds, infra-sounds (in elephants) and above all what has long eluded us: pheromones. These chemicals emitted by an individual, will be received by a second one, triggering in him a set of specific reactions. One of the most important pheromones is apaisine: secreted by lactating females to soothe the newborn, but also by the "dominant" to calm the group. The apaisine is made of 80% oleic acid, which is found in olive oil. This pheromonal communication took second stage in humans as higher beings with a cerebral developed cortex . We might sometimes regret it, and wonder if it was by chance that the ancients chose the olive branch: as a symbol of peace.

These pheromones have a crucial role especially in hierarchical relationships.
But it would be wrong and unfair to limit animal relationships to dominant/dominated one. Today a number of experiments demonstrating sometimes very impressive affective relationships are known, and also cooperation or strategy between animals.

The real revolution in the history of animal observation was to get out of the laboratory: In the 1950s, a team of Japanese primatologists went to watch monkeys as closely as possible. Silently, without interfering, they identified them individually and followed them over long periods of time. They discovered the importance of kinship in monkeys. They observed a learner macaque washing sweet potatoes in a river to clean it, then noted how this learned behavior spread within the group. They even went to give this phenomenon the name of « pre-culture ».

The path to « live observation » of the living was open.

Lorenz would observe geese, Von Frisch discovered the dance of bees, Tinbergen, a brilliant inventor, would develop decoys to observe the social life of birds. And all three were to receive the Nobel Prize in Physiology or Medicine for their work.


From Animal-object to subject animal

Today, the study of animal behavior and therefore of animal intelligence has taken a new dimension since the researchers in this field have allowed themselves to observe with feelings. These researchers, by individually identifying animals, have finally made them subjects. They saw by identifying individuals that their behavior could influence the group. They discovered the existence of subjectivity and individuality of an animal. The work of Jane Goodall on apes has upset the public and permanently change our view of them.

Some like Frans de Waal, the famous primatologist, go even further by accepting anthropomorphism not as a danger but as necessary observation: « The proximity of animals makes you want to understand, not only in part, but in full. It leads us to ask ourselves what is going on in their heads, while realizing that the answer can only be approximate. For this we use all available tools, including the extrapolation of human behavior. Anthropomorphism is not only inevitable, it represents a powerful tool. « 

I strongly believe that the next milestone after leaving the contraints of laboratories, will be for « scholars » to bring down another wall, the one that separates them from the men who live with animals, breeders. Listen to our farmers talk about their pets, talk about their animals will open an unexplored field of study to those researchers ,who will find at their doorstep , in their countryside, the answers they seek sometimes very far.


Our role is to help farmers to « rediscover » the empathy they have for their animals.

II CLINICAL CASES

A-A cow mastitis on:

The case study of this cow is very interesting: For 2 days I’ve been looking after a cow for a colibacillosis mastitis . These mastitis, sometimes called paralyzing mastitis, are indeed very serious. The toxin secreted by E. coli, « blocks » blood calcium, causing hypocalcemia with the inherent consequences: hypothermia, weakness, anorexia, paralysis. The cow lying still, the outcome can be fatal.

Its condition is getting worse despite antibiotic therapy implementation (ampicillin + colistin), injection of anti-inflammatory (FINADYNE ND), the calcitherapy (Calcium infusion) and a saline solution (NaCl).

Today, the cow is lying down, it tries to get up but does not have the strength and falls. It quickly gets dehydrated despite the infusion. It must be said that it refuses to drink for 2 days. The mastitis concerns the two hindquarters and milk is turned into dirty water.

When I ask the breeder if he noticed anything else, his wife replies: « I think it wants us to stay with her. » That is to say, « it moans as if to ask us to stay. « 

Milk turned into water, paralytic weakness, lack of thirst, dehydration, these symptoms are interesting but they are quite common in this type of situation.

However, it is the breeder’s wife who will enable me to choose the right remedy: the desire for companionship and groans during fever.

Of course i choose Pulsatilla. It will be given 9 ch every three hours by the breeder. The next day, the cow stood up and began to eat, but more surprisingly, two days later the milk was normal again.

It is certain that without this woman’s observation skills and her simple way of saying (always ask women for their opinion, they are less hesitant to indulge in their feelings), without the ability to feel its need of companionship at that time, I would not have been able to choose the remedy.

Then yes, the cow felt the need of a presence nearby, so it expressed itself by moans, and this woman was able to hear that desire for attention.

To work with animals, we must let resound in us, this kind of feeling, these impressions, without any psychological barriers.

Let’s reason less and resonate better!

B- Milk, the dog in love

The ability we’ll have to empathize with an animal can lead to very emotional meetings. I met a young woman who came from afar to try homeopathy for her dog, Milk. He was suffering from systemic lupus erythematosus, an autoimmune disease, the cortisone treatment did not satisfy his owner.

She had no experience of homeopathy and did not know how to tell me about her dog. I ask her to tell me how their meeting occured.

She: « Well, I went to get him at the seller’s.

Me: and ?

She: I left with him, it was in Grenoble – Downtown.

Me: and ?

She: And I walked in Grenoble.

Me: And then?

She (laughing): Oh, I stopped to buy a chocolate croissant.

Me: Oh, and what did you do with the dog?

She: Well, I told him to wait for me!

Me: You tied him outside?

She: No, I did not have a leash!

Me: What?

She (more surprised by my misunderstanding): I said: you sit there, you wait for me.

Me (incredulous): And did he ?

She: Well obviously.

Me: He was 2 months old, no collar or leash, he sat in front of the bakery and waited for you, that’s it?

Her: Yeah.  »

It was the first dog of this young woman. For her, nothing in what she told me was of any particular interest.

In the conversation that followed, she realized how Milk was amazingly attached to her.

Half an hour later, she told me in tears, that if she asked him to jump off a cliff (it was great hiking with him in the mountains), he would immediately do it . Without a doubt.

By listing a few physical symptoms: she had particularly noticed that his pain seemed to be located in very specific places, but that changed. Also, the inside of his pads looked like if it was burned by eruptions.

A small remedy , I did not know, got my attention. I opened the directory themes and Materia Medica of Guy Loutan, and I read: « Every word or principle becomes rule with which he wants to prove his love.  »

I close the book and I prescribe without further thought. Fortunately,though, because for having studied the cure later, I’m not sure that I would have otherwise prescribed it, because it is essentially described as useful in gynecological problems …

The result was excellent, anti-nuclear antibodies charactarising the disease on blood level became undetectable after a few weeks. The owner renewed the prescription when she had to go away and leave her dog to her parents, because she understood that he had a crisis everytime she left him.

Before I give you the name of the remedy , here is the case of a 17-month bull treated with
this same remedy: It grows up but does not put on weight.
« He is lanky, skinny, floppy
It is a dominant: he hits others with his horns if they approach.
Often in erection: as soon as he sees the cows. He yells when you give him food,
He has erection and does not let anyone near
It is sometimes breathless,sometimes breathing heavily.
It does not want to go to head gate: it could not be beaten by others , that’s impossible. But since, it is weak. it gets closer, alltired, but does not get his head in.
Sometimes a little diarrhea.
It is weak since it is separated from cows.”
-Since the weaning?
“No, he was weaned 3 months ago, we moved them, he saw the cows passing by, he wanted
to join them to have coïtus. He yelled for 3 days and since it’s over!
It weakens !!  »

Repression of sexual desire, worse through sexual arousal, weight loss,
Authoritarianism: The bull received LiliumT. 30ch once.

Three weeks later, the farmer comes to my veterinary office and says: « It has restarted, it took 80 kg, it eats well again and comes to the headlock. I do not understand, you gave 3 tiny granules to such a beast, and it works! It’s still weird stuff!  »

The Tiger Lily (Lilium tigrinum) is an ornamental flower. Therefore grown to seduce.


In the « language of flowers », the lily symbolizes purity of feelings. According to mythology,
« The vision of the whiteness of the lily put Aphrodite in such a state of jealousy, her, who was
born from the whiteness of the sea foam, that, out of spite, she placed at the center of the flower
a huge pistil .  » To this, Wood adds: « The pure spiritual love is tarnished, as it were by
dark spots on its petals.  » Indeed, tiger lily is not white, it is orange.
All symptoms of the pathogenesis of Lilium tigrinum revolve around a conflict between spiritual ideals, or even religious, and sexuality. Full of sexual obsession, man or woman, Lilium T escapes into frenetic activity, with no other purpose than to escape his obsessions, full of haste, as a duty. Keeping him busy to repress his sexual desire is a key symptom of Lilium T.

Let’s represent the flower: a vase formed by the petals from which the stamens rise (the male part of the flower), and rising further above: the pistil (the female part). Pollen (male gametes) can not fertilize the pistil of the same flower. This « mechanism » prevents inbreeding and therefore promotes genetic mixing, diversity, guarantee of success in evolution.
Let us imagine a sort of Woody Allen image: all these « plant sperm » (botanists will excuse the expression …) ready to pounce on the giant pistil never able to reach it!


Is this not a situation of sexual frustration ?

Then Lilium represses and sublimes the relationship in an almost spiritual adoration.
And the busy frenzy you might say, Where do you see in your flower?
This is where it gets funny: the lily has the particularity of producing bulblets that are found along the stems. These bulblets, just like the bulbs that divide, once replanted, will produce new flowers. The lily products without reproducing.
I asked a friend professional gardener, how we multiplied the lily? he confirmed that the proliferation of bulblets was much faster and efficient. The seeds (from sexual reproduction) are only used to produce new varieties.

If we return to our dog, Milk: it can be said that he lived a real internal conflict: an autoimmune disease, in which the individual produces antibodies against his own cells, is a strong symbol. He loved his owner and could not do otherwise but sublimate his love by his behavior. The sentence of Guy Loutand directory takes its full meaning: « Every word or principle becomes rule with which he wants to prove his love. »

CONCLUSION:

The relationship that the breeder or breeders has with a herd is not neutral. It is marked, or permeated, by the breeder’s experience, and by the experiences of the breeder’s relationship with his environment.

To observe our animals, to really watch them while trying to understand them, means that we need to break down a number of our psychological barriers. To accept that animals can learn, feel emotions, has been long and laborious. Probably first because we only see what we can conceive. If higher intelligences such as Descartes or other current scientists have not seen what is obvious to anyone who accepts that his dog loves him, it’s probably because they needed to conceive the idea that a dog may love, to actually see it.

The reason outweighing intuition. Reason this powerful weapon that can build, analyze, produce, becomes a handicap to see, feel, love.

This opposition reasoning / resonance is not just a word game. It summarizes, I think, pretty much the difficulty we face to go further in what we feel with our animals.

This opposition, on one side rational intelligence, and on the other an intelligence which might be called « resonant » refers, I believe, to the old debate Nature / culture. We need to accept our state of nature, our animal state, to enter into real communication, to resonate with animals. But this debate has been extracting us constantly from the animal state. It often reduces it to a kind of conflict between nature and culture. Philosophers have sought to define the human over the animal and especially against the animal. To find man’s essence in culture and many explanations have come up : Production of livelihood for Marx, use of tool, laughter for Rabelais. All these definitions have fallen one after the other over time and behavioral findings.
To end, Derrida, I think, closes the debate:

« This is not just whether we have the right to deny this or that power to the animal (speech, reason, experience of death, mourning, culture, institutions, art, clothing, lying, erasing traces, gift, laugh, tears, respect, etc …) the list is obviously infinite and the most powerful philosophical tradition in which we live has denied all this to the « animal », we must also ask ourselves whether what is called man has the right to award himself what he denies to animals and if he has never the pure concept of it, rigorous, indivisible as such.  »
The animal that therefore I am, page 185. Derrida

Finally, the recent discovery of mirror neurons is worth talking about.

Neuroscience researchers have found in an area in the prefrontal lobe of the brain, a complex network which is able to represent another person’s actions.

More precisely, they found that when an individual watches another individual making an action, such as « eat », in an area corresponding to this action is stimulated in the brain of the observer. As if he himself was eating. So they called these neurons: mirror neurons and consider this area as the neuronal region for empathy. Which allows oneself to feel what it’s like to be in someone else’s shoes. There is an area of empathy of the action, essential in learning especially in children. We learn by imitation, by observing and imitating.

And there is a zone of empathy of senses. One that allows you to feel the suffering of others. Some make it the neural seat of what we call moral (!).

It is important to note that these mirror neurons were first discovered in animals …! macaques.

The neural seat of empathy found in animals.

So it would be a just reward to let our own mirror neurons « resonate » when we observe our animals.