Attaque contre l’homéopathie: Appel relayé par le journal: le figaro, à interdire l’homéopathie

 

 

Voici le contenu de l’article paru dans le Figaro le 19/03/18. Ce texte est tellement exemplaire que je vous le retranscris in extenso. Vous y trouverez tout ce qui caractérise une partie de ceux qui croient détenir la vérité absolue et surtout, se sentent investis d’une mission épuratrice: Arrogance, insulte, mépris, mensonge, autoritarisme, etc…Ce ne serait pas si grave si ceci n’était le symptôme d’une attaque, plus globale, initiée depuis déjà un certain temps au plan national , mais aussi européen, par des lobbys autrement plus puissants que ces croisés d’une science aveugle. Il y a quelques mois, un texte tout aussi magnifique d’un journaliste du Washington Post disait à peu près ceci: » Nous avons interdit à nos médecins de prescrire de l’homéopathie, nous avons expliqué par toutes les voies possibles que cette pseudo-médecine n’était que superstition et inefficacité. Malgré cela de plus en plus de patients font appel à l’homéopathie! Il est donc grand temps aujourd’hui de faire interdire la production et la distribution de médicaments homéopathiques sur notre sol !! »

Rompez!!

Voici le texte paru dans le Figaro annoté de quelques remarques personnelles en violet:

 

Le serment d’Hippocrate est l’un des plus anciens engagements éthiques connus. Il exige du médecin d’offrir les meilleurs soins possibles et de la façon la plus honnête.

Ces deux exigences lui imposent de chercher sans cesse à améliorer ses connaissances, et d’informer ceux qui font appel à ses soins sur ce qu’il peut raisonnablement proposer, ainsi que sur ce qui est inutile ou contre-indiqué.

Il est facile et valorisant d’afficher son savoir. Il est bien plus difficile d’expliquer et d’accepter ses limites. La tentation peut alors être grande de pratiquer des soins sans aucun fondement scientifique.
Cette tentation a toujours existé. Elle a été, et est toujours, nourrie par des charlatans (quelques centaines de milliers de médecins, vétérinaires et maintenant agronomes dans le monde) en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l’efficacité illusoire.

L’obligation d’honnêteté est inscrite dans les Codes de déontologie des professions médicales et le Code de la Santé Publique (article 39 du code de déontologie, article R.4127-39 du code de la Santé Publique) :

  • Ils interdisent le charlatanisme et la tromperie, imposent de ne prescrire et distribuer que des traitements éprouvés. Ils proscrivent aussi l’usage de remèdes secrets ou ne mentionnant pas clairement les substances qu’ils contiennent.
  • Le Conseil de l’Ordre des Médecins est chargé de veiller à ce que ses membres n’utilisent pas leur titre pour promouvoir des pratiques dont la science n’a jamais pu prouver l’utilité, voire qui présentent une certaine dangerosité. Il doit veiller à ce que les médecins ne deviennent pas les représentants de commerce d’industries peu scrupuleuses. Il doit sanctionner ceux ayant perdu de vue l’éthique de leur exercice.

 

Pourtant en 2018, l’Ordre des Médecins tolère des pratiques en désaccord avec son propre code de déontologie et les pouvoirs publics organisent voire participent au financement de certaines de ces pratiques.

Face à des pratiques de plus en plus nombreuses et ésotériques, et à la défiance grandissante du public vis-à-vis de la médecine scientifique, nous nous devions de réagir avec force et vigueur.

L’homéopathie, comme les autres pratiques qualifiées de « médecines alternatives », n’est en rien scientifique. Ces pratiques sont basées sur des croyances promettant une guérison miraculeuse et sans risques. En septembre 2017, le Conseil scientifique des Académies des Sciences Européennes a publié un rapport confirmant l’absence de preuves de l’efficacité de l’homéopathie. Dans la plupart des pays développés (ils parlent là d’états américains et canadiens), les médecins se voient interdire de prescrire des produits homéopathiques. (Il est intéressant de se représenter une carte des pays où l’homéopathie risque l’interdiction, et des pays où au contraire elle se développe: Inde, Afrique, Amérique du Sud…et d’en tirer quelques conclusions d’ordre économiques)

Les thérapies dites « alternatives » sont inefficaces au-delà de l’effet placebo, et n’en sont pas moins dangereuses.

  • Dangereuses, car elles soignent l’inutile en surmédicalisant la population et en donnant l’illusion que toute situation peut se régler avec un « traitement».
  • Dangereuses, car elles alimentent et s’appuient sur une défiance de fond vis-à-vis de la médecine conventionnelle comme le montrent les polémiques injustifiées sur les vaccins.(Et hop, on mélange les débats…)
  • Dangereuses enfin, car leur usage retarde des diagnostics et des traitements nécessaires avec parfois des conséquences dramatiques, notamment dans la prise en charge de pathologies lourdes comme les cancers.(Cancer, le mot qu’il faut utiliser à tout prix dans ce type de texte. Le film du Dr Suerinck dont je vous ai mis la bande annonce sur le site montre la coopération d’un oncologue et d’un homéopathe…)

Ces pratiques sont également coûteuses pour les finances publiques.

  • Des formations sont assurées dans des structures recevant de l’argent public. Des consultations sont ouvertes dans des hôpitaux, aux dépens d’autres services (ah bon!!!On aimerait savoir où? ça nous intéresse!). Certains de ces traitements sont pris en charge par l’assurance maladie largement déficitaire.
  • Ainsi, les produits homéopathiques peuvent être remboursés à 30 % (et jusqu’à 90 % en Alsace-Moselle) avec un statut dérogatoire les dispensant de prouver leur efficacité. ( L’homéopathie, comme responsable du trou de la sécurité sociale, il fallait y penser!)
  • Ceci finance une industrie prospère dont les représentants n’hésitent pas à insulter gravement ceux qui les critiquent (« Il y a un Ku Klux Klan contre l’homéopathie » accusait le président du leader mondial du secteur, Christian Boiron, dans le journal Le Progrès du 15 juillet 2016) ou à balayer d’un revers de main les exigences de preuves scientifiques.

De ces pratiques qui ne sont ni scientifiques, ni éthiques, mais bien irrationnelles et dangereuses, nous souhaitons nous désolidariser totalement.

Nous demandons instamment au Conseil de l’Ordre des Médecins et aux pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour :

  • Ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir.
  • Ne plus reconnaître d’une quelconque manière les diplômes d’homéopathie, de mésothérapie ou d’acupuncture comme des diplômes ou qualifications médicales.
  • Ne plus faire produire en Faculté de Médecine ou dans les établissements de formation de santé, des diplômes appuyés sur des pratiques dont l’efficacité n’aura pas été scientifiquement démontrée.
  • Ne plus rembourser par les cotisations sociales les soins, médicaments ou traitements issus de disciplines refusant leur évaluation scientifique rigoureuse.
  • Encourager les démarches d’information sur la nature des thérapies alternatives, leurs effets délétères, et leur efficacité réelle.
  • Exiger de l’ensemble des soignants qu’ils respectent la déontologie de leur profession, en refusant de donner des traitements inutiles ou inefficaces, en proposant des soins en accord avec les recommandations des sociétés savantes et les données les plus récentes de la science, en faisant preuve de pédagogie et d’honnêteté envers leurs patients et en proposant une écoute bienveillante.

 

Voilà, voilà! Pour ceux qui désirent réagir à ce texte, je précise qu’ils peuvent le signer sur le site internet, avec un pseudo, et en indiquant la profession que vous désirez sans preuve aucune. Il y a même un petit malin de nos amis qui a réussi en signant du nom de Docteur Borné Kisétou, profession: grand marabout, et c’est passé!! Comme quoi, nous sommes devant une démarche d’une « rigueur toute scientifique… »

Sinon, je vous joins la réaction de l’association Pure Santé ci-dessous.

Vous pouvez également partager ce petit texte sans modération…

Menace sur l’homéopathie : maintenant, ils mordent !

Chère lectrice, cher lecteur,
>
> Notre pétition pour la sauvegarde de l’homéopathie a pris une ampleur nationale !!!
>
> Nous avons atteint les 200 000 signatures de soutien alors que cette thérapie douce, qui se fonde sur plusieurs siècles d’expériences et de succès, est aujourd’hui dans le viseur des autorités de santé, qui veulent la dérembourser [1].
>
> C’est du JAMAIS VU !
>
> Bien sûr, je voulais dire un GRAND MERCI à ceux qui ont signé la pétition. Ceux qui ne l’ont pas encore fait peuvent ajouter leur nom ici.
>
> Mais si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous dire que les chiens de garde du médicalement correct n’ont pas du tout aimé notre initiative.
>
> Alors qu’ils pensaient réussir leur coup dans la plus grande discrétion, et obtenir tranquillement, entre eux, le déremboursement de l’homéopathie, notre pétition les a forcés à se réveiller.
>
> Et maintenant, ils mordent !
>
> 124 médecins et professionnels de santé ont ainsi publié lundi 19 mars dans le quotidien Le Figaro une tribune d’une violence inégalée contre l’homéopathie et la liberté thérapeutique [2].
>
> Aucune preuve, aucun argument, uniquement des attaques en règle.
>
> « L’homéopathie, écrivent-ils, n’est en rien scientifique. Elle est basée sur des croyances promettant une guérison miraculeuse et sans risque ».
>
> Les 20 millions de Français qui l’utilisent avec succès dans leur pratique de soin, contre l’asthme, l’eczéma, une angine, un rhume, des règles douloureuses, mais aussi pour lutter contre des maladies beaucoup plus graves ou handicapantes comme le stress chronique, l’anxiété, les troubles du sommeil ou certains états dépressifs sévères, sont donc tous des imbéciles
>
> Et ils sont priés de revoir leurs « croyances ».
>
> D’autant que nos cerbères l’affirment : l’homéopathie est « dangereuse et coûteuse pour les finances publiques ».
>
> Là non plus ils n’apportent aucune preuve de ce qu’ils disent.
>
> Et on leur signalera au passage que l’étude EPI a montré au contraire qu’un patient qui consulte un médecin homéopathe coûte…35 % de moins à l’assurance maladie (consultation et prescription comprises).
>

Le visage d’Hippocrate en 2018

Mais tout ceci ne compte pas à leurs yeux.
>
> Ce sont eux et eux seuls, les 124 signataires de l’appel contre l’homéopathie, qui détiennent la vérité [3].
>
> Et voici ce qu’ils exigent :
>

  • La non-reconnaissance des diplômes d’homéopathie ;
    >
    >
  • Le dé-remboursement de l’homéopathie ;
    >
    >
  • L’interdiction faire aux médecins qui pratiquent l’homéopathie de faire état de leur titre !!
    >
    >

Voilà donc l’esprit d’Hippocrate [4] version 2018 en France :
>
>

> Et pourquoi pas directement la prison ferme ou un camp de rééducation pour tout médecin qui oserait conseiller l’homéopathie ?
>
> Ou plus simple, une humiliation publique en pleine rue, avec l’obligation de se promener avec un panneau autour du cou « Je suis homéopathe ; j’ai trahi mon serment de médecin » ?
>
> Mais trêve de plaisanterie.
>
> Maintenant, mesdames et messieurs les Chiens de Garde du médicalement correct, j’ai envie de vous dire :
>
>

ÇA SUFFIT !

VOUS NE NOUS FAITES PAS PEUR !

> Malgré vos injonctions, malgré vos menaces, malgré vos mensonges, nous entendons rester libres de nos choix thérapeutiques.
>
> Libre de discuter avec notre médecin des options qui sont les bonnes pour nous.
>
> Patients, malades ou en bonne santé, nous sommes les capitaines de nos vies et non pas des pantins livrés à vos certitudes, dont on voit jour après jour, scandale sanitaire après scandale sanitaire, où elles conduisent.
>
> Contrairement à des dizaines de médicaments qui ont passé haut la main les tests de la pharmacologie moderne et se sont révélés des tueurs de masse, Nux Vomica n’a jamais tué personne !
>
> Est-ce si gênant ?
>
> Pour finir, c’est à vous, chers lecteurs de PureSanté que je m’adresse.
>
> Je dois avouer qu’en lançant cette grande pétition de soutien à l’homéopathie, je m’attendais bien sûr à rencontrer une certaine opposition. Mais je l’espérais constructive, nourrie de dialogue et d’une argumentation déployée dans le seul intérêt des patients.
>
> Ce n’est pas le cas. Les thérapies alternatives comme l’homéopathie gênent trop d’intérêts. On voit que la décision a été prise de les éradiquer.
> C’est pourquoi je vous le redis : il faut montrer notre détermination ABSOLUE à défendre notre liberté thérapeutique.
> Nous avons recueilli 200 000 signatures.
> C’est le premier pas d’une course qui sera longue. 500 000. Un million…Plus ? Il faut l’espérer.
> Alors signez vite notre grande pétition de soutien à l’homéopathie et transférez cet appel à vos proches.

Cliquez ici pour signer la pétition

 

 

Le film: « L’homéopathie, une autre voie »

Je suis heureux de vous présenter la bande annonce du film réalisé par mon ami William Suerinck:

https://youtu.be/uHKB3ROgJzo

L’aventure continue, le montage est en cours !
Nous espérons prochainement vous donnez rendez vous pour la première diffusion courant septembre et nous poursuivons notre recherche de diffuseurs.
Avec tous nos remerciements pour votre magnifique soutien,
l’équipe de l’ADPS

Prochaines formations

30 janvier: Ribiers (Hautes Alpes) , groupe éliose

2 Février: Initiation à Lamastre (07)

20-21 Mars: Jalogny (Saône et Loire), perfectionnement ,  contact: Florence Lardet

27 Mars: Ribiers (Hautes Alpes) , groupe éliose

28-29 Mars: Gap (Hautes Alpes), Chambre d’agriculture, Initiation. Contact: Patrick Quinquet

20 Avril: Millau (Aveyron), perfectionnement, AVEM, contact: Bérénice Hezberg

23-24 Avril: Gap, ADFPA, initiation. Contact: Mickael Pereira

25-26 Avril: Gap, ADFPA et Chambre d’agriculture, perfectionnement. Contact: Mickael Pereira ou Patrick Quinquet

27 Avril: Ribiers (Hautes Alpes) , groupe éliose

 

 

Conférence du Pr Marc Henry sur l’apport de la physique quantique à la biologie

Bon il faut s’accrocher, et à vrai dire …on décroche forcément à certains moments. Mais les questions et l’étendue des conséquences que cela ouvre est extraordinaire. Si vraiment vous craquez, allez à la 34ème minute, c’est là que vous entreverrez les conséquences liées à l’homéopathie.

Interview de Marc Henry, enseignant chercheur en chimie moléculaire: le vide est le chef d’orchestre!

Pr Marc Henry – Le vide est le chef d’orchestre

Interview de Marc Henry

Le Pr Marc Henry est ingénieur, chercheur associé au CNRS, directeur du Laboratoire de chimie moléculaire de l’état solide et professeur de chimie inorganique à l’université de Strasbourg. Ce spécialiste de l’eau, auteur d’une centaine d’articles scientifiques est également musicien. Son exposé sur l’eau liquide quantique et l’homéopathie a secoué les esprits présents durant le congrès de Thérapie Quantique de Aix en Provence en novembre 2010. Il revient pour nous sur les principales idées de son exposé.

 

Nexus : L’homéopathie a selon vous deux bases scientifiques fondamentales : la mécanique quantique et le topologie du vide. Quel rapport entre le vide et le quantique ?

Marc Henry : Je pratique et j’enseigne la mécanique quantique depuis trente ans. J’ai eu le temps de lire beaucoup de choses. S’il y en a une à retenir, c’est que la réalité des choses se trouve dans les interactions et non dans les objets.

Prenons par exemple un morceau de musique, écoutons-le. Puis changeons touts les notes en gardant les mêmes intervalles… Les notes ne sont plus les mêmes, nous reconnaissons pourtant qu’il s’agit du même morceau. Le contenu matériel peut donc être complètement changé sans que cela change l’information. C’est-à-dire que ce ne sont pas les notes mais les intervalles entre les notes, autrement dit les vides, qui font que nous reconnaissons la mélodie. S’il n’y avait que des notes, le son deviendrait continu et inaudible. Que devient un texte sans les blancs ? C’est illisible. Il y a bien une signification dans les blancs.

C’est pourquoi il faut chercher l’information dans le vide. Il y a besoin de matière, de notes de musique, de texte ou de molécules d’eau, parce que c’est la matière qui structure le vide. Mais le vide fait le lien entre les différentes parties déconnectées. Le vide est le chef d’orchestre. Les scientifiques travaillent avec le vide sans le savoir. L’homéopathie aussi.

 

Nexus : Pourquoi l’eau ? En quoi le rôle des molécules d’eau est-il si déterminant ?

MH : Je l’ai dit, l’eau c’est le maître. L’eau permet à tous les processus biologiques d’apparaître. L’eau est la substance primordiale présidant à la vie. Une cellule, cela fonctionne avant tout avec de l’eau, puis avec une masse de protéine et enfin avec toute une série d’ions, principalement des ions potassium. L’eau représente dans ces conditions 70% de la masse d’une cellule. Mais si l’on compte les objets, c’est-à-dire le nombre de molécules présente dans une cellule, celle-ci est alors faite à 99% d’eau. Il faut compter jusqu’à 100 pour trouver un objet qui ne soit pas de l’eau.

Dans une cellule, l’eau n’existe pas sous forme liquide mais sous forme d’eau « adhésive » et possédant une certaine cohérence. Chaque objet présent dans la cellule, une protéine disons, est ainsi entouré de deux couches d’eau cohérente appelée coquille d’hydratation, épaisse en tout de 0,6 nanomètre. C’est-à-dire l’épaisseur de deux molécules d’eau. Pas plus. Ramené à l’ensemble des objets présents dans la cellule, nous sommes déjà à une masse de 77% d’eau. Donc si l’on compte les objets en partant d’une protéine, nous avons une molécule, quatre molécules d’eau et nous voilà sur une autre protéine. Il suffit de compter jusqu’à 4. A une telle échelle, il faut impérativement appliquer les lois de la mécanique quantique car dans le mot quanta, il y a quantité. Les objets sont quantifiés, on peut les compter. Il n’y a pas de fractions, uniquement des nombres entiers. La mécanique quantique est la science à appliquer lorsqu’il y a peu d’objets. C’est pourquoi, par définition, le quantique intervient dans le monde cellulaire. A travers cette couche d’eau cohérente.

 

Nexus : Entendu pour la mécanique quantique. Mais pourquoi mettre en avant la science de la « topologie du vide » ?

MH : La réalité peut être approchée de deux façons : une manière métrique et une manière topologique. Une approche métrique se fait avec des règles et des horloges. On mesure de l’espace et du temps. C’est tout le sens de la théorie de la relativité d’Einstein. Vous pouvez être à 3 mètres, à 50 m ou à trois heures d’un ami. L’approche métrique intègre cette fameuse vitesse de la lumière, où l’information ne peut pas aller plus vite que 300 000 kilomètres par seconde.

Une autre façon de décrire la réalité est de raisonner en termes de voisinage. Oubliées les règles et les horloges ! Que votre ami soit à New York, Sydney ou Singapour, et vous à Paris, le simple fait que vous vous soyez physiquement rencontré un jour et à un endroit donné implique l’existence d’une connexion indestructible avec lui. La connexion existera même si la distance entre vous est considérable. Vous avez un lien de nature topologique. L’approche topologique raisonne en termes de voisinage. Avec qui puis-je être en contact par delà l’espace et le temps ?

Beaucoup de sciences sont topologiques et non métriques. Actuellement d’ailleurs, la science ne les distingue pas. La mécanique par exemple est une science métrique. L’électromagnétisme et la thermodynamique sont par contre des sciences de nature topologiques.

 

Nexus : Comment reconnaître un effet topologique ? Et que vient faire le vide là dedans ?

MH : Il suffit d’oublier la forme et la taille et si la chose reste identique à elle même, vous êtes en présence d’un effet topologique. Si je prends une feuille de papier et que je la roule en un cylindre, la forme change, mais l’objet reste une feuille de papier, il s’agit d’une transformation topologique. L’irréversibilité est aussi une notion topologique. Les sauts quantiques sont d’ordre topologique, car d’une part ils sont irréversibles et d’autre part ces sauts sont indépendants du contenu matériel de l’objet. Autre exemple de structure topologique : les vortex. Qu’il s’agisse d’une tornade, de l’eau d’un siphon ou d’une galaxie, le phénomène est indépendant des dimensions de la structure matérielle… il s’agit d’une structure topologique. Ce qui est intéressant dans la topologie, c’est que l’on focalise l’attention sur le nombre de trous et non sur le support matériel qui les hébergent. Il ne peut pas avoir ½ trou ou 1,8 trou. Le nombre de trou se compte avec des nombres entiers alors que le contenu matériel se compte avec des nombres réels non nécessairement entiers. La mécanique quantique est donc bien l’expression du vide. La barrière d’Avogadro s’applique uniquement au contenu matériel. On dilue, on dilue et puis arrive un moment où la matière n’est plus là. Mais si l’information est dans le vide, peut on diluer du vide ? Non, car le vide est indestructible sur un plan topologique, et c’est probablement à ce niveau que le remède homéopathique fonctionne.

 

Nexus : Mais il faut bien une substance, ou du moins une trame, pour inscrire l’information… Comment l’information homéopathique peut-elle s’écrire dans du vide ?

MH : Le vide à une impédance, c’est-à-dire une résistance électrique. C’est pour moi l’un des grands mystères de la physique. Comment du vide peut-il avoir une impédance ? Le vide est capable de propager une onde électromagnétique. Qui dit onde, dit forcément un milieu supportant cette onde. La seule conclusion est que le vide n’est pas vide. Que le vide, c’est-à-dire l’absence de matière, contient une structure topologique permettant l’impédance ou permettant aux ondes de se propager.

En mécanique quantique relativiste, on apprend de fait que le vide est plein d’antimatière, des particules avec des énergies négatives. Ce qui nous paraît vide est en fait plein. Le vide est donc très loin de ce que j’appelle le néant. L’absence de matière en veut pas dire qu’il n’y a rien du tout. Le vide n’est pas vide…

 

Nexus : Il est donc possible d’écrire une information dedans ! Vous faites toutefois une nette distinction entre l’information vivante et l’information morte. C’est-à-dire ?

MH : C’est quelque chose qui m’est spécifique. Une information morte, pour moi, c’est tout ce qui peut être écrit sur des solides. C’est un texte, une séquence d’ADN, un DVD. C’est juste une quantité d’information inscrite ou transmise via des objets matériels. Il n’y a pas de signification associée à cette quantité qui peut être mesurée au moyen de la théorie de l’information de Shannon. Un texte de Baudelaire ou de Balzac, un ordinateur ne sait pas faire la différence.

Le propre du vivant est justement de faire apparaître une information vivante qui a du sens. L’information morte, incohérente, ce sont les lettres. Et l’information vivante, c’est celle contenue dans les espaces entre les lettres. L’information vivante émerge là où il y a de la cohérence quantique. Les chakras par exemple sont des vortex topologiques du vide biologique, et seul un être vivant peut les sentir.

La mécanique quantique nous apprend que la cohérence n’est possible que si le nombre d’objets qui la supporte fluctue, ce qui implique de l’incertitude. Dès que le nombre d’objets est connu avec précision, c’est-à-dire fixe, on a une information morte. Il faut des fluctuations en nombre pour que les objets puissent se mettre en phase, en cohérence. Les objets se comportent alors comme un bloc d’un seul tenant, on ne sait plus les compter… C’est pourquoi l’information vivant ne peut pas être isolée. Elle est rattachée à un lien topologique qui ne peut pas être défini à travers le nombre d’objet présents, mais à travers le vide et les relations qu’ont les objets entre eux. Ce sont ces cohérences de phase, ces domaines de cohérence, qui contiennent très probablement l’information homéopathique.

La cohérence de phase se déduit des équations de la mécanique quantique. Beaucoup de gens n’y croient pas parce qu’elle n’a pas encore été mise en évidence à température et pression ambiantes. Le fait que la théorie soit en avance sur la preuve expérimentale ne veut pas dire que la cohérence de phase n’existe pas. La réalité nous apparaît comme des blocs. Mais la réalité quantique nous dit que ces blocs se parlent par le vide.

 

Nexus : L’homéopathie et bon nombre de thérapies quantiques, celles dites fondées sur l’information, sont donc des médecines du vide ?

MH : Exactement. La médecine conventionnelle a une approche métrique des choses, qui se concentre sur la matière. Mais on peut avoir une approche topologique, fondée sur l’information du vide. Il y a des maladies topologiques, pour lesquelles les remèdes métriques n’auront aucun effet. De même, il est parfaitement stérile de soigner une maladie métrique avec un remède topologique.

Il faut bien comprendre que l’homéopathie, l’acupuncture et les médecines qu’on dit énergétiques ne travaillent pas avec de l’énergie. Elles travaillent avec du vide informé. Et si ces médecines ont tant de mal à s’imposer, c’est parce que leur fondements théoriques font appel à ce que la science à de plus sophistiqué : la mécanique quantique relativiste et la topologie des formes différentielles de Cartan. Ces médecines qui fonctionnent sur un principe topologique ont donc une base scientifique solide. Et ceux qui prétendent que ces médecines n’ont aucune base scientifiques ne font tout simplement pas l’effort de prendre en compte dans leur manière de penser l’existence d’effets quantiques et topologiques.