Les solanacées: voici un travail que je viens de finir sur trois remèdes d’une même famille de plantes.

Ce travail sera publié dans un prochain livre pour s’intégrer dans une réflexion plus large, d’où certaines réflexions qui pourront vous surprendre sans de plus amples explications.

Réflexions sur les familles de remèdes :

 

Depuis quelques années maintenant, l’homéopathie est traversée par plusieurs courants majeurs de pensée. Chacun de ces courants sont portés par des personnalités fortes : Marc Brunson et le C.L.H, Rajan Sankaran, Jan Scholten, Michal Yakir… Cette vivacité de pensée ne va pas sans querelle de clocher parfois, mais elle révèle surtout une profondeur et une modernité de l’actualité homéopathique extraordinaire.

Ces courants, pour différents qu’ils sont, se retrouvent tous sur l’idée que les remèdes, qu’ils soient animaux, végétaux, fongiques ou minéraux appartiennent à des familles. Ces familles ont en leur sein des communautés d’origine et de caractères : morphologiques, phylogénétiques, constitutifs…

Si l’idée, que le remède homéopathique véhicule un message significatif de sa nature, est valide. Nous pouvons imaginer que dans une famille, constituée de plantes par exemple, nous devons retrouver des points communs dans le contenu de ce message entre les divers membres constituant la famille.

Yan Scholten a ainsi étudié les minéraux en « relisant » le tableau périodique de Mendeleiev. En attribuant aux colonnes et aux lignes du tableau des « caractères » : étapes de développement, objectifs, modes d’expression…

Rajan Sankaran a poussé sa réflexion jusqu’à modifier sa technique de recherche du remède face à un patient. Il n’utilise plus les répertoires tels que nous le faisons. Il fait d’abord un « diagnostic » de règne : minéral, végétal, animal ; Les patients relevant de « Minéraux » cherchant à tout prix à maintenir « Leur Structure » (ils utilisent un vocabulaire en rapport : se fonder sur, préserver, accumuler, construire…) ; les « Végetaux » vivent dans un monde sensations (je me suis senti bouleversé, trahi…, émotions, affectivité…) ; les « Animaux » sont eux majoritairement dans la Relation à l’autre ( conflit, amour, réussite, déception…). Une fois le règne déterminé, il fera un diagnostic d’espèce, de groupes, de familles, etc… Il n’est pas dans mon objectif ici de décrire cette méthode, cela demanderait un livre en soi, et de plus si elle est intéressante en médecine humaine, elle nous parait bien difficile à appréhender avec nos animaux… La description que j’en fais ici si grossièrement ne peut que paraitre caricaturale, et ce n’est pas le but. Il s’agit simplement d’expliquer ce qui existe et de donner envie à ceux qui le voudraient d’approfondir leur recherche. Le travail de Rajan Sankaran a séduit un grand nombre d’homéopathes de par le monde et apporté beaucoup au savoir homéopathique. Pour ma part, comme je l’ai déjà dit, s’il apparait difficilement applicable avec les animaux, je crois que le « matériel » homéopathique de référence doit rester : les expérimentations et la matière médicale. Et même si la technique d’observation de Sankaran est extraordinairement séduisante, elle a été mise au point par un homme qui connait parfaitement la matière médicale… et il ne s’agit donc pas de s’en affranchir et de ne choisir un remède que sur des critères d’observation qui « évoqueraient tel animal ou telle plante».

Michal Yakir, elle, réalise un travail comparable à celui de Yan scholten mais avec le monde des plantes. Dans son livre : Un ordre merveilleux, elle décrit un « ordre étonnant qui sous-tend l’association entre les remèdes à base de plantes ainsi que leurs phases d’évolution et de développement, et les processus humains de santé, de développement et de maladie. »

Le système hiérarchique de l’ordre botanique sert de base à la construction d’un tableau. Dans ce tableau, tout comme dans le tableau périodique des éléments, le règne végétal est porteur d’une signification homéopathique. Chaque axe décrit un développement progressif reflété dans le règne végétal aussi bien que dans les remèdes correspondants.

Michal Yakir, qui travaille et enseigne en Israël, s’inspire à la fois des travaux de C.G. Jung et de la symbolique de la kabbal. Pour elle, « les stades du développement de la plante peuvent être superposés aux stades du développement humain durant lesquels plusieurs maladies, obstructions, dysfonctionnements et restrictions peuvent survenir. »

Sa pensée dans ce cas rappelle celle de l’ « homme monde » de Rudolph Steiner. Ce néologisme de Steiner renvoie à la connexion entre le savoir de l’homme et celui du monde. L’homme comprenant en lui tous les archétypes de l’univers, il personnifie la nature.

Les stades de développement que décrit Michal Yakir sont ceux, développés par Jung, du processus de développement de l’égo, de la séparation et de l’individuation.

En résumé, « l’égo passe par des processus d’individuation, à partir du Soi archétypal, impersonnel, par des stades de séparation et de reconnexion, via des processus féminin et masculin jusqu’à son émergence finale en tant que « je » séparé, mature, individué. »

Ce vocabulaire rend la compréhension du processus plutôt ardue, mais l’idée d’un parallèle évolutif entre les plantes et les étapes du développement humain est séduisant tant sur le plan symbolique que pour penser l’homme comme élément de la Nature. Tout en gardant à l’esprit qu’un « fil d’information » traverse l’évolution en laissant des traces sur son chemin. Comme si « l’homme monde » de Steiner trouvait ici une illustration, comme si les connexions de l’Homme à la Nature se trouvaient dans ces points communs entre un individu et un remède homéopathique.

Essayons d’expérimenter le tableau de Michal Yakir avec une famille de plantes : les solanacées, au travers de 3 cas cliniques résolus avec 3 remèdes de cette famille.

 

 

+1er cas : le Kid

Le kid est un chien de race briard de 16 mois. Il m’est présenté pour d’importants problèmes de comportement. « A 6 mois il a été secoué comme un dingue par un « éducateur ». Le soir même, il s’est mis à regarder en l’air, à sauter en l’air pour attraper des « trucs volants ». Il se mettait sous la table, comme s’il en avait peur. Et depuis, il n’a pas arrêté.

Il pompe les angoisses, de mon fils, et de moi. Quand mon fils est angoissé, il se met à choper des trucs imaginaires : il gobe des trucs invisibles ! Ce n’est pas de la peur, mais il stress. Il a des hallucinations quand il est inquiet.

C’est le briard le plus gentil que j’ai eu.

Il bave tout le temps.  Quand il était petit, il avait comme un filet blanc d’écume le long des babines. Il a eu une IRM qui n’a rien montré, si ce n’est qu’il aurait un « petit » cerveau. Il a eu une ponction lombaire qui n’a rien montré non plus.

La salivation est aggravée quand il stresse. Pendant les grosses crises, il se met sous la table pour se protéger.

Il n’apprenait pas bien dans ce 1er club où il y a eu le problème, depuis qu’on a changé, ça va.

Il n’a jamais fait une bêtise à la maison, pas une!  Il est anormalement sage, ça parait bizarre. Il n’aboie quasiment jamais.

Il faut toujours qu’il soit à côté de quelqu‘un, et au point stratégique pour surveiller.

Il dort dans le couloir, toutes les portes sont ouvertes, mais il ne rentre jamais dans les chambres.

Dès la 1ere nuit, à 2 mois, je n’ai pas eu besoin de me lever : il n’a ni sali, ni pleurer. Tout est trop bien ! Il ne volera pas un bout de viande laissé sur la table. J’ai l’impression qu’il a peur de se faire engueuler, de mal faire.

Il a eu la toux de chenil et une gastrite.

Avec les autres chiens au dressage, il est épuisant, il aboie, il tire, il est plus que content. Il adore jouer. Avec les chiennes c’est un pot de glue.

Le Kid a reçu stramonium 30 ch le 28/05/2016.

Le 28/07/2016 :

« J’ai oublié de vous dire 2 choses : quelqu’un d’autre l’a promené quand il était petit car j’étais blessée, et ma mère a eu un cancer à cette époque. Il a été très perturbé de la situation. (Nous verrons plus loin que stramonium a du mal a trouvé sa place.)

« Il est vraiment détendu maintenant, vraiment cool. Je pouvais plus le brosser, maintenant il se laisse faire. Il n’a pas grogné une seule fois. Il est beaucoup mieux. »

« Il bave toujours un peu : il n’a plus qu’un petit liseré de bave aux incisives, avant c’était toute la gueule. On est parti une semaine en vacances avec des inconnus, dans un lieu inconnu, sans problème ! »

Le 12/09/2017 :

« Il est beaucoup plus cool, il ne regarde plus en l’air. Il est toujours un peu angoissé, mais cela n’a plus rien à voir avec avant. »

Stramonium (Datura):

L’ile de la Réunion tremble ! Un dénommé Sitaran, bandit de grand chemin, dévalise les voyageurs et tue les plus récalcitrants. Nous sommes au 19éme siècle, sa méthode est simple mais terriblement efficace : il souffle la fumée de ses cigarettes aux visages de ses victimes. Un détail : ces cigarettes sont roulées à partir de feuilles et de fleurs de Datura stramonium ! Ceux qui recevaient ce souffle mortel s’endormaient, voire se paralysaient, dans tous les cas ils étaient incapables de se défendre…(ref Miscéllanées des plantes)

Les 3 alcaloïdes qui font la toxicité du datura se retrouvent chez belladonna et hyosciamus dans des proportions différentes : atropine, hyosciamine, scopolamine.

Sitaran ne fût pas le premier a utilisé les « vertus » du datura. Toute la toxicité du datura évoque des cérémonies, des rituels, pendant lesquels les acteurs perdent le contrôle d’eux-mêmes. Rituels initiatiques du passage à l’âge adulte chez les indiens algonquins, ordalies visant à déterminer la culpabilité ou l’innocence  au moyen âge, faiseurs de zombies lors de cérémonies vaudous. Dans tous les cas l’objectif est de prendre le contrôle de la victime. Il fût également utilisé pour obtenir l’obéissance des esclaves.

Les autres noms du datura : « endormeuse », « trompette de la mort » illustrent la place qu’il tient parmi les plantes des sorcières, aux côtés de la belladonne, de la jusquiame noire, et de la mandragore, trois solanacées. Mais aussi le risque quant à la maitrise de ses effets.

Imaginons un instant une cérémonie au « datura » : La nuit commence à tomber, les fleurs du datura s’ouvrent, sa pollinisation est effectuée par les papillons nocturnes, exaltant sa blancheur « innocente et si dangereuse ». C’est la blancheur de la nuit. Le jeune garçon à qui l’on a fait boire le breuvage se sent mal, il commence à perdre ses repères, le sol se dérobe, l’épreuve commence.

Sa vision est déformée, il a la sensation d’être plus grand, ses bras et ses jambes s’allongent ? Les objets autour, eux, semblent plus petits. Son corps est comme morcelé, ses jambes sont séparées du reste. Ses bras et son corps prennent des positions bizarres, il gesticule, tape des pieds, trépigne, grimace, imite ses congénères, saute, dance, chante, rie, jure, prie. Ses mouvements sont désordonnés, il est plein de tics musculaires il fait des mouvements automatiques, des stéréotypies. Ses mouvements deviennent indécents, impudiques, il s’empoigne le sexe, se déshabille pour être nu.  Son visage traduit son effroi, pourtant ses mouvements sont parfois rythmiques et gracieux comme la fleur de datura peut l’être.

Mais c’est la violence qui l’emporte dans ce tableau : les convulsions épileptiques, la rage, la furie, la méchanceté. Les hallucinations horribles se succèdent, les visions de tous côtés, effrayantes. Les convulsions sont déclenchées par la fièvre,  l’anxiété, le bruit, les objets brillants (l’eau), la lumière vive, les odeurs fortes, le toucher en essayant d’avaler, de boire, par la frayeur, les suppressions d’écoulements, d’éruptions, les crises d’urémie

 

 

 Ses pupilles sont dilatées, il a l’impression de ne plus voir, il veut se cacher, qu’on ne le touche plus,  cesser de poursuivre ces insectes et objets imaginaires.

Il ne peut plus déglutir, avaler ce liquide.

Il sent bien qu’il n’appartient plus à ce monde, mais à un monde imaginaire. C’est cette sensation que lui renvoie son corps qu’il sent morcelé. Paradoxalement, il devient insensible à la douleur, il peut se bruler, se cogner, se blesser, il ne sent rien (3/26)

 

 Il a peur qu’on l’approche désormais, il a du mal à évaluer les distances,  il se sent enfermé, il a peur dans les endroits étroits, il devient claustrophobe. Il a peur de ces inconnus qui l’approchent, des reflets brillants, de l’obscurité, de ces objets qui semblent prendre vie.

Il est comme un somnambule : incapable de trouver sa place entre ce monde imaginaire et le monde réel. Il voudrait qu’on l’aide, qu’on le console, il se sent abandonné. Il pense au suicide, comme Lakmé buvant une infusion de Datura dons l’opéra de Léo Delibes qui préfère mourir que de renoncer à son rêve, mais stramonium utilisera plutôt le couteau ou se jettera d’une hauteur.

C’est cette sensation d’être entre deux mondes, celui de l’enfance et de l’âge adulte, celui des rêves et de la réalité, qui résume le mieux la souffrance de stramonium. Il a perdu ses repères et peine à trouver sa place dans le monde et à garder son controle. Le Datura est utilisé pour communiquer avec le monde du surnaturel, mais le voyage de retour est difficile ! Le datura pousse volontiers dans les terrains vagues et les tas d’ordures, à l’écart de la société.

Stramonium est un des remèdes auxquels il faut pensé lors de grossesse nerveuse des chiennes qui « adoptent » des jouets, et lors de périodes de socialisation avec des mauvais maternages ou des problèmes d’éducation , des violences comme dans l’histoire du Kid avec l’ « éducateur ». Dans les syndromes d’hypersensibilité-hyperactivité, de phobies, d’anxiétés diverses.

 

 

 

 

Les Datura sont des plantes herbacées annuelles ou pérennes à courte vie, pouvant atteindre 2m de haut. Le datura Stramoine est le plus connue de la famille des Daturas. Les fleurs de datura sont en forme de trompette de couleur blanche, jaune orangée, bleue, violette. Elles sont dressées (et non pendantes comme pour les brugmansias) avec une corolle infundibuliforme (en forme d’entonnoir) de 5 à 20 cm de long. Leur période de floraison s’étale de juin jusqu’aux gelées.

 

+2ème cas : Règlement de compte à O.K Corral :

Troupeau  de 50 chèvres : « Depuis 1 semaine, c’est la catastrophe, 3 mammites graves, des diarrhées, mais surtout, elles se battent en permanence.  Elles en ont tué une cette nuit !!!

Elles ont commencé très fort en lait : près de 3 litres de production en moyenne en 15 jours.

Ça sent le printemps, elles manquent de sorties, d’activités

Alimentation:400 gr d’orge aplatie matin et soir, 1 kg de foin pas terrible, et 1 kg de luzerne, non 1,5kg, non 1kg, non euh…

(Visiblement une incompréhension entre père et fille est à l’origine d’une erreur de rationnement.)

Les mammites : toutes à gauche, elles tremblent, elles prennent  beaucoup de fièvre. Elles ont les yeux qui s’enfoncent très vite, c’est impressionnant !  Le lait est visqueux, ou transparent

C’est Lili l’allumeuse qui a commencé

Pourquoi l’allumeuse : regarde la, avec ses yeux de biches : En fait, c’est une vraie S…. ! C’est un gros caractère

Mais et les autres ? Elles font toutes des manières ! Depuis que les chevreaux sont partis, c’est comme ça, pourtant elles ont plus d’espace. Ça a commencé après.

Répertorisation : Psychisme, Battre, désir de se

Œil, enfoncés, yeux

Généralité, émaciation rapide, avec maladies aigues

Généralité, troubles suite de sevrage

Belladonna 9 ch et revoir l’alimentation !!

Tout rentre dans l’ordre en 48 heures.

La belladone tire son nom de l’utilisation qu’on fait de cette plante « les belles italiennes » de la Renaissance : quelques gouttes dans chaque œil, et la pupille dilatée devient éclatante, donnant au regard une intensité charmante…

Mais de même que les cigarettes au Datura stramoine, utilisées pour traiter l’asthme au début du 20ème siècle, ont dut être interdites pour effets secondaires « préoccupants », l’utilisation de la belladone n’est pas dénuée de danger. Les doses utilisées par votre ophtalmologue pour vous faire un fond d’œil (l’atropine étant de synthèse aujourd’hui) sont précises et les « belles dames » ont parfois la main lourde…

Petite histoire de « Bella’ dona » :

 

Ça y est, elle est prête ! Elle attend cet instant depuis si longtemps : le bal de Sabbat !

Atropa ne sait pas pourquoi Verbouc a appelé ainsi sa soirée : le bal de Sabbat, mais le principal est qu’il l’est invitée. Elle déteste ce nom, Atropa, dont ses parents l’ont affublée. Son père lui a expliqué qu’il venait d’Atropos, une divinité grecque : l’implacable, qui coupait le fil de la vie. Tu parles d’un fardeau, oui !

Elle se regarde une dernière fois dans le miroir : ces quelques gouttes  de belladone dans ses yeux lui donnent un regard extraordinaire : sauvage, pupilles dilatées, yeux brillants, fixes, peut-être un peu exorbités ? Pas grave, elle aime en faire un peu trop !

Elle sort, la nuit est froide, avec ses cheveux encore mouillés, elle va encore attraper la crève ! C’est bien sa chance. Elle aurait dû mettre un gilet, mais le contact l’horripile parfois quand elle est énervée comme ce soir. Le bruit, la lumière, l’air froid, c’est déjà bien assez.

Elle est anxieuse de cette soirée, et si Verbouc ne l’aimait pas comme elle l’aime ? Elle ne le supporterait pas. S’il la rejette, elle feindra d’être malade pour partir.

Ne plus y penser, c’est parti ! D’ailleurs on est arrivé, le taxi la dépose devant la grille du château.

A peine la porte passée, tout bascule soudainement, si rapidement, d’un seul coup ! Sa vision se trouble, tout se met à danser, elle voit des tâches de couleur, un halo entoure les lumières, elle voit comme au travers d’un brouillard. Elle se sent basculer dans un monde d’hallucinations (239 Symptômes) : les personnes qui l’entourent se transforment en objets ou en animaux. Elle voit des insectes, des oiseaux, des vers, des papillons, des chats, et même des vaches !  Elle entend qu’on l’appelle ! Elle se sent possédée, elle vole ! Il fait si chaud, elle irradie littéralement de chaleur, elle sent son visage brulant de fièvre. Elle ne peut rester en place et court nue à travers la salle. Elle se sent poursuivie, elle a peur qu’on l’approche. Elle veut se défendre et mord tout ce qui est à sa portée, personnes ou objets. Elle se sent prête à frapper, à se battre.

Elle s’entend pousser des cris inarticulés. Elle se voit tourner en rond et s’arracher les cheveux.

Elle voudrait se cacher, disparaitre. Elle voulait juste s’amuser comme une folle, défier la sagesse, aller contre les règles si pesantes.

Elle a si mal au ventre : elle se plie en avant, en arrière, mais la douleur revient à chaque pas dans son bas-ventre. Elle sent un flot de sang, rouge brillant,  couler le long de ses cuisses.

Elle grince des dents. Elle a du mal à respirer, elle respire trop vite, elle se sent oppressée, comme par une pression sur son cœur,  elle gémit à chaque inspiration. Elle sent la crise d’asthme arriver, si elle ne se calme pas.

Elle est trempée de sueur sur tout le corps, seule sa tête est sèche malgré la fièvre intense qui la consume.

Elle essaie de fuir, elle voudrait sauter par la fenêtre. Mais il y a cette eau qui entoure le château, et ces chiens, ces serpents et ces poules, elle en a si peur !

Elle veut rentrer à la maison : la pénombre, le calme, le repos seuls lui feront du bien.

Elle pourra alors chercher ce que voulait dire ce « sabbat » : ces fêtes nocturnes auxquelles Satan, l’autre nom de Verbouc,  conviait les sorcières. Ces dernières s’y rendaient en balai qu’elles badigeonnaient au préalable d’un onguent composé de saindoux et d’un mélange de plantes magiques, parmi lesquelles cette belladone dont elle s’est mis quelques gouttes dans les yeux…

+3ème cas : Elsa

Elsa est un berger des Pyrénées de 2 ans. Lorsque je la voie  le 12 mai 90, elle est très grasse, il ne lui reste plus un poil sur le ventre, ni à l’intérieur des cuisses, le reste du corps est couvert d’un poil laineux clairsemé.

La peau est fine, le tableau général évoque un syndrome de Cushing ou un autre trouble hormonal profond de type hypothyroïdie ou dysfonctionnement ovarien. Le vétérinaire traitant conseille la stérilisation.

Voici ce qu’en disent les propriétaires :

– « Elle se cache sous le lit dès qu’elle arrive à la maison, sauf quand on l’appelle, elle se couche alors à côté de nous, ne bouge plus et se laisse caresser.

Elle tète une serviette, depuis qu’on l’a (elle avait 6 mois), la mère est morte à la mise bas; elle déchire des cartons si elle est seule, surtout la nuit. Elle ne quitte jamais T., met le museau dans sa main quand il se balade, elle ne s’éloigne jamais. Elle est extrêmement obéissante, surtout à T..

Elle réclame tout le temps de l’affection. Elle est jalouse, se met au milieu de nous deux, elle est jalouse de L.. Par contre, quand celle-ci est malade, elle va la voir.

Dans un endroit qu’elle ne connaît pas, elle halète, tousse, tire.

  1. prépare à manger pour elle, elle ne mange pas tant que T. n’est pas rentré.

Vis-à-vis des autres chiens, elle n’est pas agressive, va voir, c’est tout. Pendant ses chaleurs, elle est très pénible, il faut toujours la caresser, elle pleure sans arrêt. Elle fait systématiquement des lactations nerveuses après.

Elle est gardienne, on ne rentre pas dans la voiture, même les gens qu’elle connaît, elle mordrait.

Elle n’aime pas les enfants, elle aboie, saute dessus pour leur faire peur. »

Observation : si je l’appelle, elle vient, la tête basse résignée.

« Elle boit peu, n’aime pas les petits pois, mange des cerises si on en mange. Elle vomit souvent, un liquide jaune. Elle a souvent la diarrhée, très liquide, marron foncé. Elle a beaucoup de parasites, même si on la vermifuge, il y en a toujours.

– La première chute de poils a eu lieu il y a 6-7 mois. A la deuxième chute, elle a tout perdu en 3 jours.

Elle se sent bien à la montagne, dehors. En ce moment, elle est triste, quand elle vient c’est pour regarder T. en réclamant un câlin, jusqu’à ce qu’il la caresse, elle finit par s’endormir.

Elle a peur de l’eau, elle n’aime pas être lavée, ne va jamais dans l’eau.

Observation : elle a contourné une flaque d’eau dans le couloir.

« Dans la voiture, elle se met à l’endroit le plus étroit, derrière le siège de T..

Elle est voleuse, il ne faut rien laisser traîner. Elle a peur des bruits d’aspiration (hotte de cuisine, ventilation de la voiture …). Elle a peur dans les ascenseurs, les escaliers roulants.

Le plus terrible, c’est de lui dire : « Non je ne veux plus te voir » ou l’enfermer dans une pièce, seule.

Elle a volé une peluche à L., elle a toujours un jouet avec elle qu’elle tète.

– Si T. part, elle refuse de manger.

 

J’ai retenu les symptômes suivants : troubles suites de jalousie, peur de l’eau, refuse de manger, pleure pendant les chaleurs, désir de compagnie et aggravé seul (rubrique globalisée)

 

Hyosciamus 15 CH est donné le 12 mai en prise unique.

Le 3 juin au téléphone : « La chienne va beaucoup mieux, elle ne pleure plus, ne se cache plus, mange bien, demande très souvent pour jouer. Il n’y pas encore de changement au niveau du poil. »

Le 9 juin : le regard est plus vif, elle est jouette, nous fait la fête, le poil commence à repousser, elle se gratte.

Le 19 septembre au téléphone : « c’est génial, on ne la reconnaît pas, elle est superbe. Elle ne retourne jamais se cacher sous le lit ».

Il est remarquable que ces propriétaires qui étaient prêts à faire opérer leur chienne disent 3 semaines après la prise du remède : « elle va beaucoup mieux » alors que la peau de la chienne ne s’est pas encore améliorée, mais le changement dans le comportement de la chienne (en accord parfait avec la loi de Hering) les a rendus patients.

– On peut noter que Hyosciamus est également présent dans les rubriques :

Troubles suite d’amour déçu (cette chienne semblait amoureuse de son maître, son regard était celui d’un supplicié quand elle l’observait).

Déchire les choses (elle déchiquète les cartons lorsqu’elle est seule).

Désir se cacher, toux hystérique.

Le Hyosciamus, très violent décrit dans nos matières médicales est connu, mais ce qui m’a semblé intéressant dans ce cas, c’est que cette chienne a développé face à son besoin énorme d’affection un mode réactionnel différent (que l’on appelle en homéopathie syphilitique) avec beaucoup de comportements autocentrés : se cache, a besoin d’un jouet, tète une serviette ou encore refuse de manger, alors que le Hyosciamus classiquement décrit est plutôt égotique (sycotique en homéopathie), c’est lui qui est jaloux et déchire des cartons si on le laisse seul.

 

Décembre : nouvelle rechute avec perte de poils et lactation nerveuse : Hyosciamus 30 ch.

Fin janvier : les poils commencent à repousser et la guérison complète suivra.

 

Hyosciamus niger est la jusquiame noire. Le terme de jusquiame vient d’ailleurs de la déformation du latin hyosciamos : fève de porc. Lui-même fait allusion à l’épisode de l’Odyssée au cours duquel Circé, la magicienne, transforma les compagnons d’Ulysse en pourceaux en leur faisant boire une potion à base de jusquiame. Cette transformation, très symbolique, révèle la bestialité de l’homme s’adonnant au plaisir corrupteur. Cet épisode mythique est intéressant car il rejoint la dynamique de la matière médicale de hyosciamus.

Pour D. Broeckaert : « une blessure a entrainé un clivage d’identité fondamentale, provoquant un morcellement de la personnalité. »

Il y a, chez Hyosc.,  une expérience traumatisante à l’origine de ses symptômes : suite de mauvais traitements, d’abus, de punition, d’échec, d’alcoolisme, d’amour déçus, de jalousie. Cette blessure est à l’origine de sa peur perpétuelle d’être trahi 3/2. Il se sent persécuté, poursuivi, il a peur d’être empoisonné, mais aussi d’être laissé seul. Méfiant, soupçonneux, il ne fait confiance à personne. Il a la sensation de ne pas être à sa place.

 

La jalousie est centrale chez lui, responsable de ses impulsions brutales. Alterneront alors des phases de calme et de rage (1/1). Les moments au cours desquels il sera prudent, circonspect, seront suivis d’accès de rage : avec désir de se battre, de tuer, de détruire. Une volonté de ridiculiser, de provoquer les conflits, de haine et de rancune. Mais aussi, comme ses cousines de la famille des solanacées : belladonna et stramonium, il exhibera, impudique, une sexualité débridée et obscène.

Cette alternance entre un esprit lent, limité, et l’expression de cette violence est typique de hyosciamus.

La blessure, qu’il ressent comme une trahison,  a eu raison de son sens moral et libère sa bestialité. Cette blessure, un symptôme physique de hysciamus pourrait la symboliser : le cordon ombilical suinte d’urine 1/1. Le cordon, cet organe qui lie l’enfant à la mère pendant la gestation et le nourrie, lorsqu’il se rompt à la naissance laisser suinter chez hyosciamus un déchet du métabolisme : l’urine.

(Ceci s’explique anatomiquement par une persistance du canal de l’ouraque)

 

Ces crises violentes éloignent hyosciamus du monde : il se cache, fuit. Il est saisi d’hallucinations : d’animaux effrayants, le dévorant. Il est possédé, et parle avec les morts.

Sur le plan physique, on retrouve cette même violence : convulsions, spasmes, crampes. Des spasmes du visage, des yeux, des mâchoires : il serre les dents très fort. Spasmes de la gorge en avalant des liquides (souvenir de Circé ?…). Même la toux est hystérique chez hyosciamus : toux nerveuse, sèche, épuisante, aggravée couchéParalysie des sphincters avec incontinence urinaire et fécale(selle involontaire par excitation 2/1).

Les convulsions atteignent alternativement les membres inférieurs et supérieurs.

Dans les états infectieux graves, on retrouvera cette alternance de prostration, de stupeur et d’agitation extrême et délirante.

 

La plante renvoie cette image ambiguë : elle est à la fois belle et inquiétante. Sa fleur nous attire et son odeur est repoussante.

Deux conditions environnementales conditionnent sa vie : elle a un besoin de vernalisation absolu. C’est-à-dire qu’une phase de froid hivernal est nécessaire au développement de la plante (6 semaines à 5°). Et sa floraison dépend du photopériodisme : la floraison est la conséquence du rapport entre deux substances : une substance inhibitrice (fabriquée la nuit – le noir) et une substance stimulatrice (fabriquée le jour – la lumière).
La jusquiame est capable de mesurer la photopériode à 15 minutes près ! C’est ce qu’on appelle une plante hémi périodique absolue : à 22°5, elle fleurit lors d’une photopériode de 10 heures et 20 minutes.

 

De plus, elle ne poussera pas là où le jardinier le désire et la sème, mais où elle, le choisit : sur des décombres, des dépôts d’ordures, des gravats. Elle ne fait confiance qu’à elle-même.

Voilà qui correspond aux réactions imprévisibles de hyosciamus : il n’a pas confiance, il se méfie, il fuit.

 

Pour Marc Brunson, le besoin absolu de vernalisation et de la précision de la photopériode correspond au besoin de hyosciamus de tout contrôler, par peur d’être trahi. Philippe Servais ajoute qu’il doit contrôler les autres mais aussi l’environnement, les objets. Hosciamus est incapable de se contrôler et de faire confiance, et en réaction à sa jalousie, imaginant que les autres sont comme lui, il essaie de les contrôler. Il est intrusif, indiscret, s’impose dans les conversations, sème la zizanie, révèle les secrets.  Ce qui est incontrôlable lui fait peur : l’eau, les mouches…

 

Il est intéressant de noter que je n’avais pas réalisé à l’époque que la blessure originelle d’Elsa était peut-être la mort de sa mère à la naissance ? S’est-elle sentie abandonnée, trahie ? La guérison d’un cas clinique par un remède homéopathique et l’étude de ce remède nous montrent, une nouvelle fois, une nouvelle vision du comportement animal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les solanacées :

 

Voici donc 3 remèdes de la famille des solanacées : belladona, hyosciamus et stramonium. Retrouve-t-on des points communs entre ces remèdes ? Oui, bien sûr.

La famille des solanacées est homogène, composée de plantes dicotylédones gamopétales, isostémones, superovariées. Voilà pour les férus de botanique… Elle englobe environ deux mille espèces groupées en près de quatre-vingt-dix genres, qui, bien que largement répandus dans les régions chaudes et tempérées du globe, sont surtout représentés en Amérique tropicale (40 à 50 genres). Elle contient des plantes connues comme la tomate, la pomme de terre, l’aubergine, le poivron, le tabac (tabacum),  les piments (capsicum) et donc de nombreux  remèdes homéopathiques: en plus de ceux déjà cités, il y a dulcamara (déjà étudié dans Homéopathie et animaux, éditions Narayana), mandragore et donc nos trois « herbes du diable ». Ces 3 -là nous préviennent avec leur odeur fétide : attention danger !

Nous avons vu avec ces cas cliniques et une matière médicale rapide les symptômes communs aux trois, mais avec des nuances pour chacune. Le tableau ci-dessous résume ces caractéristiques.

 

 

 

VIOLENCE

YEUX BRILLANTS

FIEVRE

MORDRE

FRAPPER

COUPS DE PIED

HYDROPHOBIE

PUPILLES DILATEES

SOIF EXTREME

SOIF+FIEVRE

SOIF GRANDE QUANTITE

BRUIT-LUMIERE agg

ABSENCE DE DOULEUR

JALOUSIE

DESIR DE FUIR

DESIR SE CACHER

DECEPTION SENTIMENTALE

RAGE

AVEC

CONVULSIONS

TOUCHER AGG

DESIR DE TUER

NE RECONNAIT PERSONNE

MEFIANT

PEUR : Animaux

Gens

Obscurité

solitude

lieux clos

 

 

 

BELLADONA

 

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HYOSCIAMUS

 

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STRAMONIUM

 

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(Reproduit avec l’aimable autorisation du Dr Alain Boutonnet)

Voyons maintenant le tableau de Michal Yakir : les solanacées se trouvent dans la dernière colonne de l’individualisation et la 1ere ligne du développement.

Pour aboutir à la dernière colonne, l’égo s’est construit lors des stades précédents, solide il peut accepter une scission, une séparation permettant l’acceptation de l’autre, à aller au-delà du « je » personnel. Les stades antérieurs ont permis la construction d’un individu suffisamment fort pour aller vers les autres.

Mais les solanées sont à la 1ère rangée, celle de l ‘« l’inconscient, d’avant la naissance, du primitif, d’une connexion non réalisé entre monde intérieur et monde physique. Un monde de mythes. »

On retrouve ici « l’ambiance » des remèdes : les rituels initiatiques de passage à l’âge adulte de stramonium, les nuits de sabbats des sorcières de belladona, la transformation des compagnons d’Ulysse par Circé chez hyosciamus.

On retrouve également cette sensation d’être entre deux mondes, de l’incapacité à appréhender le monde réel, le monde des autres: stramonium est incapable de trouver sa place entre monde imaginaire et monde réel, les personnes et les objets se transforment en animaux pour belladona, chez hyosciamus c’est ce sentiment de trahison qui l’exclut de la société des hommes.

Yakir décrit la 1ère rangée comme un stade d’avant la naissance. Les solanées ne sont pas encore « nées aux autres », incapables d’appréhender le monde qui les entourent elles fuient dans un monde imaginaire pourtant bien plus terrifiant.

On peut lire dans le tableau de Yakir à l’intersection de la 6ème colonne et de la 1ère rangée, la case des solanacées : « le monde est hostile. Guerre. Réaction violente de fuite ou de lutte pour se protéger. Poursuites, peurs, instincts. L’ombre. Bien ou mal. Spasmes et contractions. Les émotions refoulées remontent spasmodiquement. »

Cette façon d’étudier les remèdes ne convient sans doute pas à tout le monde, mais on ne peut nier les corrélations évidentes entre ce travail et ce que nous savons de la symptomatologie des solanacées.

Comme je l’ai écrit dans mon précédent livre, c’est un autre éclairage, une vision de la nature  qui nous permet de créer des ponts entre notre pharmacopée homéopathique et nos cultures. Ces ponts sont autant de connexions réelles, ou supposées, qui font que nous faisons partie de l’histoire du monde, que nous sommes des résumés de cette histoire. Comme si cette histoire avait laissé par le fil de la vie des traces en nous.

Mise en évidence par résonance magnétique nucléaire d’une différence entre des dilutions homéopathiques et de l’eau

  • L’article est en anglais mais un petit transfert sur un traducteur en ligne est tout à fait lisible pour les non anglophones. Il serait temps que ce type d’information soit relayé par les médias, mais à l’évidence ,ils préfèrent reprendre toujours le même type d’article, milles fois relayés: Quelques mots d’histoire: Hahnemann et son temps (pour faire culturel), les dilutions (en s’arrêtant sur l’aspect dilution et pas succussion) , le mur d’Avogadro: « La science a dit: pas de matière, pas d’effet! », et on finit par un fait divers bien clivant: le drame de l’enfant mort en Italie parce que ses parents l’ont soigné par homéopathie sans le présenter à un médecin. Et vous avez un beau « marronnier » pseudo-scientifique!
  • Vous en trouverez un bel exemple sur lepoint.fr signé par des spécialistes bien-sûr: deux pharmaciens de l’industrie cosmétologique!! Si,si, remarquez pour maquiller la vérité, autant faire appel à des spécialistes du maquillage…
  • Nuclear Magnetic Resonance characterization of traditional homeopathically-manufactured copper (Cuprum metallicum) and a plant (Gelsemium sempervirens) medicines and controls

  • The signature of 2 homeopathic medicines, even in highest dilutions, is identified using NMR relaxations time’s measurements.
  • Discriminant analysis between a simple dilution and homeopathic potentizations.
  • Two homeopathic potentized medicines present specific NMR signals.

Background

NMR proton relaxation is sensitive to the dynamics of the water molecule H2O, through the interaction of the spin of the proton (1H) with external magnetic and electromagnetic fields.

Methods

We measured dilution and potentization processes through measurements of 1H spin-lattice T1 and spin–spin T2 relaxation times. In order to interpret the recorded fluctuations in T1– or T2-values, experimental data were linearized by looking how the area under a fluctuating time = f(dilution) curve (dilution integral or DI) changes with dilution. Two kinds of fitting procedures were considered: chi-square fitting with a goodness-of-fit probability and least absolute deviations criterion with Pearson’s linear correlation coefficient.

Results

We showed that fluctuations are not attributable to random noise and/or experimental errors, evidencing a memory effect quantifiable by the slope of the DI = f(dilution) straight line. For all experiments, correlation coefficients were found to lie above 0.9999, against 0.999 for random noise. The discrimination between experimental slopes and slopes associated with random noise data was very good at a five-sigma level of confidence (i.e. probability 3 × 10−7). Discrimination between experimental slopes at a five-sigma level was possible in most cases, with three exceptions: gelsemium aqua pura v gelsemium dilution (four-sigma); copper aqua pura v gelsemium aqua pura (four-sigma) and copper simple dilution v gelsemium simple dilution (three-sigma). All potentized samples show very good discrimination (at least nine-sigma level) against aqua pura, lactose or simple dilution. It was possible to transform the associated relaxation times into a molecular rotational correlation time τc and an average spin–spin distance d. Our experiments thus points to a considerable slowing down of molecular movements (τc > 1300 ps or T = 224–225 K) around water molecules up to a distance of 3.7 Å, values. It was also possible to rule out other possible mechanisms of relaxation (diffusive motion, 17O-1H relaxation or coupling with the electronic spin, S = 1, of dissolved dioxygen molecules).

Conclusion

There is clear evidence that homeopathic solutions cannot be considered as pure water as commonly assumed. Instead, we have evidence a clear memory effect upon dilution/potentization of a substance (water, lactose, copper, gelsemium) reflected by different rotational correlation times and average H⋯H distances. A possible explanation for such a memory effect may lie in the formation of mesoscopic water structures around nanoparticles and/or nanobubbles mediated by zero-point fluctuations of the vacuum electromagnetic field as suggested by quantum field theories. The existence of an Avogadro’s ‘wall’ for homeopathically-prepared medicines is not supported by our data. Rather it appears that all dilutions have a specific material configuration determined by the potentized substance, also by the chemical nature of the containers, and dissolved gases and the electromagnetic environment. This sensitivity of homeopathically-prepared medicines to electromagnetic fields may be amplified by the highly non-linear processing routinely applied in the preparation of homeopathic medicines. Future work is needed in such directions. The time is now ripe for a demystification of the preparation of homeopathic remedies.

Rendez-vous le 16 septembre à Montélimar

J’ai le plaisir de vous informer que je ferai une « rencontre signature » pour mon livre à la librairie Baume à Montélimar le 16 septembre de 10h30 à 12h30. Il est assez remarquable qu’une librairie s’engage ainsi. C’est pourquoi je vous remercie d’avance de faire passer l’info à vos relations susceptibles d’être intéressées et vivant dans le région. Et je serais bien-sûr très heureux de vous y rencontrer!

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> > http://www.librairiebaume.fr/

> > https://www.facebook.com/Nouvelle-Librairie-Baume-346195335540896/

Débat Jocelyne Porcher/ L214

Un  excellent débat sur France inter: Jocelyne Porcher, chercheuse à l’INRA, dont je vous recommande les livres, face à une représentante du mouvement végane et de l’association L214. Si les vidéos de cette association ont permis de mettre en lumière de véritables scandales, la motivation du mouvement végane est, elle,beaucoup plus difficile à comprendre pour moi.  Leur présence dans les médias, sur France inter en particulier, est impressionnante. Et pour une fois un contradicteur ( mon correcteur d’orthographe refuse « contradictrice??..) de choix, en la personne de Jocelyne Porcher, éclaire l’émergence de ce mouvement dans nos sociétés . Je vous encourage donc à l’écouter. Sa dernière intervention en fin d’émission n’est pas pour me déplaire en plus….

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-26-juillet-2017

Formations à venir

prochaines dates: -les 21 et 23 février: initiation à la chambre d’agriculture de Privas avec Agribio Ardèche

-les 27 et 28 février: initiation à Lempdes (puy de dôme) avec le civam Auvergne

– les 23 et 24 mars: inititation en Saône et Loire à Cluny avec la chambre d’agriculture (F. Lardet)

-les 30 et 31 mars: perfectionnement (2ème niveau) à Cluny

– les 6 et 7 avril: perfectionnement avec Agribio Ardèche

– les 26 et 27 avril: inititation à Gap avec ADFPA ( M. Pereira)