Conférence du Pr Marc Henry sur l’apport de la physique quantique à la biologie

Bon il faut s’accrocher, et à vrai dire …on décroche forcément à certains moments. Mais les questions et l’étendue des conséquences que cela ouvre est extraordinaire. Si vraiment vous craquez, allez à la 34ème minute, c’est là que vous entreverrez les conséquences liées à l’homéopathie.

Interview de Marc Henry, enseignant chercheur en chimie moléculaire: le vide est le chef d’orchestre!

Pr Marc Henry – Le vide est le chef d’orchestre

Interview de Marc Henry

Le Pr Marc Henry est ingénieur, chercheur associé au CNRS, directeur du Laboratoire de chimie moléculaire de l’état solide et professeur de chimie inorganique à l’université de Strasbourg. Ce spécialiste de l’eau, auteur d’une centaine d’articles scientifiques est également musicien. Son exposé sur l’eau liquide quantique et l’homéopathie a secoué les esprits présents durant le congrès de Thérapie Quantique de Aix en Provence en novembre 2010. Il revient pour nous sur les principales idées de son exposé.

 

Nexus : L’homéopathie a selon vous deux bases scientifiques fondamentales : la mécanique quantique et le topologie du vide. Quel rapport entre le vide et le quantique ?

Marc Henry : Je pratique et j’enseigne la mécanique quantique depuis trente ans. J’ai eu le temps de lire beaucoup de choses. S’il y en a une à retenir, c’est que la réalité des choses se trouve dans les interactions et non dans les objets.

Prenons par exemple un morceau de musique, écoutons-le. Puis changeons touts les notes en gardant les mêmes intervalles… Les notes ne sont plus les mêmes, nous reconnaissons pourtant qu’il s’agit du même morceau. Le contenu matériel peut donc être complètement changé sans que cela change l’information. C’est-à-dire que ce ne sont pas les notes mais les intervalles entre les notes, autrement dit les vides, qui font que nous reconnaissons la mélodie. S’il n’y avait que des notes, le son deviendrait continu et inaudible. Que devient un texte sans les blancs ? C’est illisible. Il y a bien une signification dans les blancs.

C’est pourquoi il faut chercher l’information dans le vide. Il y a besoin de matière, de notes de musique, de texte ou de molécules d’eau, parce que c’est la matière qui structure le vide. Mais le vide fait le lien entre les différentes parties déconnectées. Le vide est le chef d’orchestre. Les scientifiques travaillent avec le vide sans le savoir. L’homéopathie aussi.

 

Nexus : Pourquoi l’eau ? En quoi le rôle des molécules d’eau est-il si déterminant ?

MH : Je l’ai dit, l’eau c’est le maître. L’eau permet à tous les processus biologiques d’apparaître. L’eau est la substance primordiale présidant à la vie. Une cellule, cela fonctionne avant tout avec de l’eau, puis avec une masse de protéine et enfin avec toute une série d’ions, principalement des ions potassium. L’eau représente dans ces conditions 70% de la masse d’une cellule. Mais si l’on compte les objets, c’est-à-dire le nombre de molécules présente dans une cellule, celle-ci est alors faite à 99% d’eau. Il faut compter jusqu’à 100 pour trouver un objet qui ne soit pas de l’eau.

Dans une cellule, l’eau n’existe pas sous forme liquide mais sous forme d’eau « adhésive » et possédant une certaine cohérence. Chaque objet présent dans la cellule, une protéine disons, est ainsi entouré de deux couches d’eau cohérente appelée coquille d’hydratation, épaisse en tout de 0,6 nanomètre. C’est-à-dire l’épaisseur de deux molécules d’eau. Pas plus. Ramené à l’ensemble des objets présents dans la cellule, nous sommes déjà à une masse de 77% d’eau. Donc si l’on compte les objets en partant d’une protéine, nous avons une molécule, quatre molécules d’eau et nous voilà sur une autre protéine. Il suffit de compter jusqu’à 4. A une telle échelle, il faut impérativement appliquer les lois de la mécanique quantique car dans le mot quanta, il y a quantité. Les objets sont quantifiés, on peut les compter. Il n’y a pas de fractions, uniquement des nombres entiers. La mécanique quantique est la science à appliquer lorsqu’il y a peu d’objets. C’est pourquoi, par définition, le quantique intervient dans le monde cellulaire. A travers cette couche d’eau cohérente.

 

Nexus : Entendu pour la mécanique quantique. Mais pourquoi mettre en avant la science de la « topologie du vide » ?

MH : La réalité peut être approchée de deux façons : une manière métrique et une manière topologique. Une approche métrique se fait avec des règles et des horloges. On mesure de l’espace et du temps. C’est tout le sens de la théorie de la relativité d’Einstein. Vous pouvez être à 3 mètres, à 50 m ou à trois heures d’un ami. L’approche métrique intègre cette fameuse vitesse de la lumière, où l’information ne peut pas aller plus vite que 300 000 kilomètres par seconde.

Une autre façon de décrire la réalité est de raisonner en termes de voisinage. Oubliées les règles et les horloges ! Que votre ami soit à New York, Sydney ou Singapour, et vous à Paris, le simple fait que vous vous soyez physiquement rencontré un jour et à un endroit donné implique l’existence d’une connexion indestructible avec lui. La connexion existera même si la distance entre vous est considérable. Vous avez un lien de nature topologique. L’approche topologique raisonne en termes de voisinage. Avec qui puis-je être en contact par delà l’espace et le temps ?

Beaucoup de sciences sont topologiques et non métriques. Actuellement d’ailleurs, la science ne les distingue pas. La mécanique par exemple est une science métrique. L’électromagnétisme et la thermodynamique sont par contre des sciences de nature topologiques.

 

Nexus : Comment reconnaître un effet topologique ? Et que vient faire le vide là dedans ?

MH : Il suffit d’oublier la forme et la taille et si la chose reste identique à elle même, vous êtes en présence d’un effet topologique. Si je prends une feuille de papier et que je la roule en un cylindre, la forme change, mais l’objet reste une feuille de papier, il s’agit d’une transformation topologique. L’irréversibilité est aussi une notion topologique. Les sauts quantiques sont d’ordre topologique, car d’une part ils sont irréversibles et d’autre part ces sauts sont indépendants du contenu matériel de l’objet. Autre exemple de structure topologique : les vortex. Qu’il s’agisse d’une tornade, de l’eau d’un siphon ou d’une galaxie, le phénomène est indépendant des dimensions de la structure matérielle… il s’agit d’une structure topologique. Ce qui est intéressant dans la topologie, c’est que l’on focalise l’attention sur le nombre de trous et non sur le support matériel qui les hébergent. Il ne peut pas avoir ½ trou ou 1,8 trou. Le nombre de trou se compte avec des nombres entiers alors que le contenu matériel se compte avec des nombres réels non nécessairement entiers. La mécanique quantique est donc bien l’expression du vide. La barrière d’Avogadro s’applique uniquement au contenu matériel. On dilue, on dilue et puis arrive un moment où la matière n’est plus là. Mais si l’information est dans le vide, peut on diluer du vide ? Non, car le vide est indestructible sur un plan topologique, et c’est probablement à ce niveau que le remède homéopathique fonctionne.

 

Nexus : Mais il faut bien une substance, ou du moins une trame, pour inscrire l’information… Comment l’information homéopathique peut-elle s’écrire dans du vide ?

MH : Le vide à une impédance, c’est-à-dire une résistance électrique. C’est pour moi l’un des grands mystères de la physique. Comment du vide peut-il avoir une impédance ? Le vide est capable de propager une onde électromagnétique. Qui dit onde, dit forcément un milieu supportant cette onde. La seule conclusion est que le vide n’est pas vide. Que le vide, c’est-à-dire l’absence de matière, contient une structure topologique permettant l’impédance ou permettant aux ondes de se propager.

En mécanique quantique relativiste, on apprend de fait que le vide est plein d’antimatière, des particules avec des énergies négatives. Ce qui nous paraît vide est en fait plein. Le vide est donc très loin de ce que j’appelle le néant. L’absence de matière en veut pas dire qu’il n’y a rien du tout. Le vide n’est pas vide…

 

Nexus : Il est donc possible d’écrire une information dedans ! Vous faites toutefois une nette distinction entre l’information vivante et l’information morte. C’est-à-dire ?

MH : C’est quelque chose qui m’est spécifique. Une information morte, pour moi, c’est tout ce qui peut être écrit sur des solides. C’est un texte, une séquence d’ADN, un DVD. C’est juste une quantité d’information inscrite ou transmise via des objets matériels. Il n’y a pas de signification associée à cette quantité qui peut être mesurée au moyen de la théorie de l’information de Shannon. Un texte de Baudelaire ou de Balzac, un ordinateur ne sait pas faire la différence.

Le propre du vivant est justement de faire apparaître une information vivante qui a du sens. L’information morte, incohérente, ce sont les lettres. Et l’information vivante, c’est celle contenue dans les espaces entre les lettres. L’information vivante émerge là où il y a de la cohérence quantique. Les chakras par exemple sont des vortex topologiques du vide biologique, et seul un être vivant peut les sentir.

La mécanique quantique nous apprend que la cohérence n’est possible que si le nombre d’objets qui la supporte fluctue, ce qui implique de l’incertitude. Dès que le nombre d’objets est connu avec précision, c’est-à-dire fixe, on a une information morte. Il faut des fluctuations en nombre pour que les objets puissent se mettre en phase, en cohérence. Les objets se comportent alors comme un bloc d’un seul tenant, on ne sait plus les compter… C’est pourquoi l’information vivant ne peut pas être isolée. Elle est rattachée à un lien topologique qui ne peut pas être défini à travers le nombre d’objet présents, mais à travers le vide et les relations qu’ont les objets entre eux. Ce sont ces cohérences de phase, ces domaines de cohérence, qui contiennent très probablement l’information homéopathique.

La cohérence de phase se déduit des équations de la mécanique quantique. Beaucoup de gens n’y croient pas parce qu’elle n’a pas encore été mise en évidence à température et pression ambiantes. Le fait que la théorie soit en avance sur la preuve expérimentale ne veut pas dire que la cohérence de phase n’existe pas. La réalité nous apparaît comme des blocs. Mais la réalité quantique nous dit que ces blocs se parlent par le vide.

 

Nexus : L’homéopathie et bon nombre de thérapies quantiques, celles dites fondées sur l’information, sont donc des médecines du vide ?

MH : Exactement. La médecine conventionnelle a une approche métrique des choses, qui se concentre sur la matière. Mais on peut avoir une approche topologique, fondée sur l’information du vide. Il y a des maladies topologiques, pour lesquelles les remèdes métriques n’auront aucun effet. De même, il est parfaitement stérile de soigner une maladie métrique avec un remède topologique.

Il faut bien comprendre que l’homéopathie, l’acupuncture et les médecines qu’on dit énergétiques ne travaillent pas avec de l’énergie. Elles travaillent avec du vide informé. Et si ces médecines ont tant de mal à s’imposer, c’est parce que leur fondements théoriques font appel à ce que la science à de plus sophistiqué : la mécanique quantique relativiste et la topologie des formes différentielles de Cartan. Ces médecines qui fonctionnent sur un principe topologique ont donc une base scientifique solide. Et ceux qui prétendent que ces médecines n’ont aucune base scientifiques ne font tout simplement pas l’effort de prendre en compte dans leur manière de penser l’existence d’effets quantiques et topologiques.

 

 

Mise en évidence par résonance magnétique nucléaire d’une différence entre des dilutions homéopathiques et de l’eau

  • L’article est en anglais mais un petit transfert sur un traducteur en ligne est tout à fait lisible pour les non anglophones. Il serait temps que ce type d’information soit relayé par les médias, mais à l’évidence ,ils préfèrent reprendre toujours le même type d’article, milles fois relayés: Quelques mots d’histoire: Hahnemann et son temps (pour faire culturel), les dilutions (en s’arrêtant sur l’aspect dilution et pas succussion) , le mur d’Avogadro: « La science a dit: pas de matière, pas d’effet! », et on finit par un fait divers bien clivant: le drame de l’enfant mort en Italie parce que ses parents l’ont soigné par homéopathie sans le présenter à un médecin. Et vous avez un beau « marronnier » pseudo-scientifique!
  • Vous en trouverez un bel exemple sur lepoint.fr signé par des spécialistes bien-sûr: deux pharmaciens de l’industrie cosmétologique!! Si,si, remarquez pour maquiller la vérité, autant faire appel à des spécialistes du maquillage…
  • Nuclear Magnetic Resonance characterization of traditional homeopathically-manufactured copper (Cuprum metallicum) and a plant (Gelsemium sempervirens) medicines and controls

  • The signature of 2 homeopathic medicines, even in highest dilutions, is identified using NMR relaxations time’s measurements.
  • Discriminant analysis between a simple dilution and homeopathic potentizations.
  • Two homeopathic potentized medicines present specific NMR signals.

Background

NMR proton relaxation is sensitive to the dynamics of the water molecule H2O, through the interaction of the spin of the proton (1H) with external magnetic and electromagnetic fields.

Methods

We measured dilution and potentization processes through measurements of 1H spin-lattice T1 and spin–spin T2 relaxation times. In order to interpret the recorded fluctuations in T1– or T2-values, experimental data were linearized by looking how the area under a fluctuating time = f(dilution) curve (dilution integral or DI) changes with dilution. Two kinds of fitting procedures were considered: chi-square fitting with a goodness-of-fit probability and least absolute deviations criterion with Pearson’s linear correlation coefficient.

Results

We showed that fluctuations are not attributable to random noise and/or experimental errors, evidencing a memory effect quantifiable by the slope of the DI = f(dilution) straight line. For all experiments, correlation coefficients were found to lie above 0.9999, against 0.999 for random noise. The discrimination between experimental slopes and slopes associated with random noise data was very good at a five-sigma level of confidence (i.e. probability 3 × 10−7). Discrimination between experimental slopes at a five-sigma level was possible in most cases, with three exceptions: gelsemium aqua pura v gelsemium dilution (four-sigma); copper aqua pura v gelsemium aqua pura (four-sigma) and copper simple dilution v gelsemium simple dilution (three-sigma). All potentized samples show very good discrimination (at least nine-sigma level) against aqua pura, lactose or simple dilution. It was possible to transform the associated relaxation times into a molecular rotational correlation time τc and an average spin–spin distance d. Our experiments thus points to a considerable slowing down of molecular movements (τc > 1300 ps or T = 224–225 K) around water molecules up to a distance of 3.7 Å, values. It was also possible to rule out other possible mechanisms of relaxation (diffusive motion, 17O-1H relaxation or coupling with the electronic spin, S = 1, of dissolved dioxygen molecules).

Conclusion

There is clear evidence that homeopathic solutions cannot be considered as pure water as commonly assumed. Instead, we have evidence a clear memory effect upon dilution/potentization of a substance (water, lactose, copper, gelsemium) reflected by different rotational correlation times and average H⋯H distances. A possible explanation for such a memory effect may lie in the formation of mesoscopic water structures around nanoparticles and/or nanobubbles mediated by zero-point fluctuations of the vacuum electromagnetic field as suggested by quantum field theories. The existence of an Avogadro’s ‘wall’ for homeopathically-prepared medicines is not supported by our data. Rather it appears that all dilutions have a specific material configuration determined by the potentized substance, also by the chemical nature of the containers, and dissolved gases and the electromagnetic environment. This sensitivity of homeopathically-prepared medicines to electromagnetic fields may be amplified by the highly non-linear processing routinely applied in the preparation of homeopathic medicines. Future work is needed in such directions. The time is now ripe for a demystification of the preparation of homeopathic remedies.

Débat Jocelyne Porcher/ L214

Un  excellent débat sur France inter: Jocelyne Porcher, chercheuse à l’INRA, dont je vous recommande les livres, face à une représentante du mouvement végane et de l’association L214. Si les vidéos de cette association ont permis de mettre en lumière de véritables scandales, la motivation du mouvement végane est, elle,beaucoup plus difficile à comprendre pour moi.  Leur présence dans les médias, sur France inter en particulier, est impressionnante. Et pour une fois un contradicteur ( mon correcteur d’orthographe refuse « contradictrice??..) de choix, en la personne de Jocelyne Porcher, éclaire l’émergence de ce mouvement dans nos sociétés . Je vous encourage donc à l’écouter. Sa dernière intervention en fin d’émission n’est pas pour me déplaire en plus….

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-26-juillet-2017